Capitaine Franco n'est plus

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Fier Franco-Ontarien, Denis Pigeon avait décidé de se dévouer corps et âme à la cause du fait français en province.

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Denis Pigeon, alias Capitaine Franco, n'est plus.

L'ancien professeur de l'école secondaire catholique Garneau est décédé mardi après un long combat contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), un maladie neurodégénérative mieux connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig. L'homme de 60 ans, originaire de Cumberland, a rendu l'âme paisiblement dans sa résidence.

Fier Franco-Ontarien, M. Pigeon avait décidé de se dévouer corps et âme à la cause du fait français en province, particulièrement depuis sa retraite.

Profitant de la popularité des bracelets en caoutchouc portés par plusieurs en guise de soutien à une cause, il avait notamment décidé d'en créer un à l'effigie du lys et du trille, à ses frais, à l'été 2006. À la rentrée scolaire, il avait lancé la campagne de l'«Engagement à la francité», qui invitait les jeunes à s'investir dans la francophonie ontarienne en posant un simple geste: le port du bracelet.

«C'est un témoin visuel, un symbole discret. C'est un moyen simple sans risque social, avait-il mentionné en entrevue au Droit à l'époque. Le port du bracelet est un engagement qui dit aux autres que j'aime qu'on m'adresse en français. Il faut arrêter de s'adresser en anglais entre francophones!»

Quelques mois plus tard, M. Pigeon a créé le personnage de Capitaine Franco pour renforcer l'appartenance francophone en milieu minoritaire.

Armé d'un monocycle, d'un harmonica et de siphons pour la jonglerie, le personnage fictif naît le 4 février 2007.

Dès lors, il parcourt les écoles élémentaires et secondaires francophones à la grandeur de la province pour contrer les forces du «mal» identitaire: l'assimilation.

Pour ce faire, il employait «ses pouvoirs» de superhéros pour faire passer son message de fierté francophone auprès des jeunes Franco-Ontariens, grâce à un spectacle de 30 minutes au sein de leur école.

«J'ai cru bon de créer un personnage qui s'affiche fièrement en tant que francophone en Ontario. Les jeunes francophones de l'Ontario se sentent trop souvent intimidés face à l'omniprésence anglophone en Amérique», avait-il expliqué quant à ses raisons qui l'ont poussé à créer son personnage.

M. Pigeon laisse dans le deuil son épouse de 38 ans Marie-France Delorme et ses trois enfants, Karine, Yann et Isabelle. Une cérémonie célébrant sa vie aura lieu samedi à la Maison funéraire héritage d'Orléans.

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