L'ACFO de Prescott-Russell veut un sommet sur le bilinguisme

« Il ne faut pas s'arrêter au bilinguisme... (Étienne Ranger, LeDroit)

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« Il ne faut pas s'arrêter au bilinguisme de façade. Il y a bien des endroits où nous ne sommes pas capables de nous faire servir en français», affirme la présidente de l'ACFO de Prescott-Russell, Tina Desabrais.

Étienne Ranger, LeDroit

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L'Association canadienne-française de l'Ontario (ACFO) de Prescott-Russell souhaite tenir un sommet sur le bilinguisme, afin de tâter le pouls des huit municipalités des Comtés unis.

Pour l'instant, l'organisme voué à la défense des intérêts des Franco-Ontariens envisage la tenue d'une importante consultation publique, comme le précise la présidente de l'ACFO, Tina Desabrais. « Il s'agira d'abord d'une grande consultation publique afin d'obtenir les commentaires et opinions de la population en général », dit-elle.

L'ACFO travaille actuellement à obtenir des subventions afin de financer le sommet, qui pourrait avoir lieu cet automne.

Dans un premier temps, la présidente de l'ACFO souhaite rassembler, dans un colloque, divers intervenants impliqués dans les recherches sur la francophonie en milieu minoritaire. L'organisme envisage également d'impliquer le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, qui, dans son rapport publié en 2013, avait invité les villes faisant partie de l'Association française des municipalités de l'Ontario à adopter un règlement afin de faire du bilinguisme un critère essentiel dans l'exécution de leurs programmes et services. Le sommet se poursuivrait avec la consultation publique portant sur le bilinguisme sous toutes ses facettes.

« On connaît tous les défis de l'affichage bilingue, mais il ne faut pas oublier les services bilingues », estime Mme Desabrais.

Actuellement, quatre des huit municipalités des Comtés unis de Prescott-Russell possèdent un règlement sur l'affichage bilingue. La Cité de Clarence-Rockland a été la première à l'instaurer en 2006. La municipalité de La Nation et le village de Casselman avaient fait de même, par la suite. Le canton de Russell est parvenu à adopter un tel règlement, après une bataille juridique qui l'opposait à l'activiste Howard Galganov, ainsi qu'à l'homme d'affaires d'Embrun Jean-Serge Brisson.

Selon la présidente de l'ACFO, bien que l'affichage bilingue soit une importante réalisation, le combat pour des services en français doit aller plus loin. « Il ne faut pas s'arrêter au bilinguisme de façade, dit-elle. Il y a bien des endroits où nous ne sommes pas capables de nous faire servir en français. Les francophones bilingues vont simplement passer à l'anglais. Ce qui est inquiétant, c'est que les gens ne sont pas inquiets ».

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