Les CUPR veulent obtenir un prix

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Les Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR) tendront une perche au Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien, afin d'obtenir un prix pour l'acquisition de l'ancienne école Saint-Joseph de Lefaivre.

Située aux abords de la rivière des Outaouais, l'institution a fermé ses portes en 2013, en raison d'un faible taux d'occupation. Le conseil scolaire se penche maintenant sur la vente du terrain et de l'édifice. La loi ontarienne stipule qu'après avoir consulté les autres conseils scolaires, le gouvernement régional, dans ce cas-ci les CUPR, peut manifester son intérêt.

«Moi, ce que je regarde, c'est la propriété; c'est un accès à la rivière des Outaouais», observe le maire du canton d'Alfred-Plantagenet, Fernand Dicaire, qui reconnaît du même souffle de pas avoir l'argent pour s'en porter acquéreur. «Si ce n'est pas acheté par nous, poursuit-il, c'est une industrie privée qui va en prendre possession et on va perdre un autre accès à la rivière.»

La question de l'achat de l'école Saint-Joseph figurait dans l'étude menée par la firme Plania, au coût de 102000$, pour la mise place d'un corridor de destination touristique riveraine. Les CUPR avaient abandonné le projet en raison des coûts élevés, soit plus de 21,6 millions $.

«Évidemment, c'est trop dispendieux, concède Fernand Dicaire, mais on doit tout de même regarder pour l'école.»

La mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, s'oppose d'emblée à l'idée. «Que les Comtés unis achètent un terrain pour une municipalité, pour moi, c'est non, dit-elle. Ce n'est pas ce pour quoi nous avons été élus. Ce serait plutôt à la municipalité d'acheter un terrain sur son territoire.»

Elle dit craindre que les CUPR se retrouvent avec un édifice vide, sans locataire, nécessitant possiblement des réparations. À ses yeux, l'école Saint-Joseph et le terrain pourraient être mieux utilisés par des intérêts privés. «S'il s'agit vraiment d'un bon investissement, je pense que le privé pourrait en faire beaucoup plus que nous», ajoute la mairesse de Hawkesbury.

De son côté, le préfet des CUPR, Robert Kirby, précise qu'il n'est pas question d'un achat pour l'instant. «On va simplement regarder le prix, dit-il. Je ne vois pas de problème à ce qu'on regarde. Ça ne veut pas dire qu'on achète.»

Les Comtés Unis ont confié la tâche à la directrice du tourisme et du développement économique, Carole Lavigne, d'entreprendre des discussions prochainement avec le Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien.

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