L'avenir du Collège d'Alfred reste flou

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La première ministre Kathleen Wynne entamait hier, au collège La Cité, une tournée dans une douzaine d'établissements postsecondaires.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Même si le gouvernement de l'Ontario cherche assurer la survie des programmes offerts antérieurs par le Collège d'Alfred, l'avenir et la structure de l'établissement demeurent toujours incertains.

«J'espère qu'il y aura une solution à long terme, a déclaré la première ministre Kathleen Wynne, vendredi, lors d'un point de presse au Château Laurier. Mais pour l'heure, je n'ai pas de solution.»

La chef libérale entamait vendredi, au collège La Cité, une tournée de 10 jours dans une douzaine d'établissements postsecondaires des quatre coins de la province afin d'obtenir le pouls de chaque région.

Dans l'Est ontarien, c'est le sort du seul collège francophone spécialisé en agriculture de l'Ontario qui inquiète.

En mars dernier, l'Université de Guelph avait annoncé la fermeture du campus agricole francophone d'Alfred pour des raisons financières. Les collèges Boréal, de Sudbury, et La Cité ont alors emboîté le pas pour offrir leurs programmes en attendant une solution plus durable.

«Nous travaillons avec La Cité (et le collège Boréal) pour consolider le Collège d'Alfred. Je veux que nous ayons un collège d'agriculture fort et nous allons travailler pour y arriver», a soutenu Mme Wynne sans préciser l'étendue de leur collaboration.

En réaction à l'annonce, le gouvernement ontarien avait sollicité l'ex-député fédéral libéral, Marc Godbout, pour analyser la situation et proposer des pistes de solution afin d'assurer la survie du collège dans l'est de la province. Dans son rapport de 184 pages, déposé peu avant Noël, le facilitateur a notamment proposé la mise sur pied «d'un nouveau modèle de gouvernance.» À son avis, il y a urgence d'agir pour éviter que la situation ne se détériore davantage.

«Les chances de survie du campus d'Alfred seront faibles si un virage important n'est pas effectué sur le plan de sa mission», avait-il écrit.

De son côté, la ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur, rappelle que les 58 recommandations de M. Godbout font en sorte que plusieurs discussions entre divers partenaires, comme gouvernements, collèges et même citoyens, se multiplieront au cours des prochaines semaines afin de trouver le scénario idéal.

«Ce n'est pas des décisions qui se prennent du jour au lendemain. Il y a plusieurs partenaires qui doivent se présenter à la table, évoque Mme Meilleur. Chose certaine, on ne veut pas que le collège d'Alfred continue comme il était parce que ça fait plusieurs fois qu'il est menacé de fermeture.»

Université franco-ontarienne

Par ailleurs, la première ministre Wynne semble vouloir accorder une plus grande importance à l'accès aux études postsecondaires en français qu'à la création d'un nouvel établissement «par et pour» les francophones.

«J'ai parlé avec beaucoup d'étudiants à ce sujet et pour moi, c'est très important que les étudiants ontariens puissent avoir accès à des programmes en français, a soutenu Mme Wynne. Est-ce que cela veut dire que nous avons besoin d'un nouvel édifice? Je ne sais pas.»

À cet effet, certains établissements existants se sont opposés à la création d'une université franco-ontarienne, dont l'Université d'Ottawa.

«Je tiens à rappeler que les francophones de tout l'Ontario ont déjà leur université: c'est l'Université d'Ottawa», avait écrit le recteur de l'établissement, Allan Rock, dans une lettre ouverte, publiée le 21 octobre dernier.

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