Les motoneigistes s'impatientent

Le directeur de sentiers pour le secteur de... (Courtoisie, Club de motoneige de l'Est de l'Ontario)

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Le directeur de sentiers pour le secteur de Bourget, Dave Melbourne, attend lui aussi l'arrivée de la neige.

Courtoisie, Club de motoneige de l'Est de l'Ontario

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La neige se fait attendre dans l'Est ontarien. Les motoneigistes et restaurateurs s'impatientent devant des sentiers toujours recouverts de roches et de pelouse. En raison des températures particulièrement élevées des derniers jours, la saison de motoneige pourrait débuter un mois plus tard qu'à l'habitude, dans la région de Prescott et Russell. Les impacts d'un tel retard pour l'une des principales activités récréotouristiques de la région se font déjà sentir.

Mario Perrier est le tenancier de la Station 4 saisons (anciennement le Domaine Chez Philias), à Hammond. À ce temps-ci de l'année, il avait l'habitude de voir s'attrouper des meutes de motoneigistes dans son restaurant. Cette année, c'est le calme plat. Son restaurant affiche toujours fermé.

«On se tourne les pouces. Il y a zéro neige cette année. Les sentiers sont tous fermés. Chaque jour, je perds des sous. L'hiver, la motoneige c'est notre gagne-pain. Nous sommes au moins un mois en retard. Même s'il tombait trois pieds de neige demain matin, les pistes ne seraient pas praticables avant au moins le 15 janvier. Ça nous prend de la neige. Et je ne suis pas le seul affecté. Il y a les détaillants, les restaurateurs. Pour eux aussi ça fait mal», témoigne Mario Perrier.

Selon les dernières données obtenues par le Club de motoneiges de l'Est de l'Ontario, l'industrie de la motoneige générait en 2006 entre 10 à 12 millions$ en retombées économiques par année dans la région de Prescott-Russell.

«Nous sommes prêts. Nos surfaceuses et nos bénévoles sont prêts, mais il ne manque que la neige. Les trois dernières saisons ont été très bonnes, mais cette année, dame Nature nous boude. Ça nous prend des températures très froides pour que le sol gèle et que les précipitations de neige ne fondent pas. Nos membres commencent à être anxieux. Et les commerçants aussi. L'hiver, en saison morte, c'est la motoneige qui fait tourner plusieurs entreprises», note André Lalonde, président du Club de motoneiges de l'Est de l'Ontario.

Le Club de motoneiges de l'Est de l'Ontario compte près de 1200 membres et son réseau s'étend sur 400 kilomètres de sentiers. Malgré la saison qui se fait désirer, l'organisation n'a pas connu une baisse du nombre de membres, car plusieurs préfèrent acheter leur droit de passage dès l'automne pour pouvoir bénéficier d'un tarif réduit.

Sbgauthier@ledroit.com

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