L'avis de Clarence-Rockland pèsera plus lourd

Le nouveau maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, a... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

Le nouveau maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, a voulu apaiser les craintes. «C'est à notre avantage de travailler ensemble.»

Étienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

La Cité de Clarence-Rockland a désormais une voix plus forte à la table des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR). La nouvelle répartition des pouvoirs des municipalités au sein du gouvernement régional, votée en 2010, entre en fonction ce matin avec l'assermentation du nouveau conseil.

La valeur du vote de chaque membre est déterminée en fonction du nombre de résidents qu'il représente. Pour chaque vote sur un enjeu régional majeur, le poids démocratique de Clarence-Rockland passe donc de cinq à sept voix. Pour le reste des municipalités membres, c'est le statu quo.

Certains ont cependant exprimé des réserves quant à la nouvelle répartition des pouvoirs. C'est notamment le cas du directeur général des CUPR qui, dès le départ, s'est montré tiède à l'idée.

«Avec cette réforme, Clarence-Rockland n'aurait besoin que de deux municipalités qui l'appuient à la table pour runner l'ensemble du conseil, même si je crois que ce n'est certainement pas l'intention du maire. De la façon dont étaient distribués les votes, avec l'ancien système, ça prenait généralement quatre municipalités en accord pour faire passer une résolution», note M. Parisien.

Considérant que le poids démographique plus important de l'ouest des CUPR - la région de Russell -, M. Parisien craint que l'on crée une certaine inégalité. «Nous ne voulons pas nous retrouver dans un système où les (municipalités) plus riches décident pour les (municipalités) moins riches», ajoute-t-il.

Afin d'apaiser les craintes, le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, a affirmé que son but premier était de travailler en équipe pour le bien des Comtés unis. «Même si nous avons un plus grand pouvoir de vote, nous ne voulons pas de guerre de clocher. [...] Si les municipalités de Prescott se portent bien, par exemple, ça va être positif pour Clarence-Rockland. Et vice-versa. C'est à notre avantage de travailler ensemble.»

De la grogne à Casselman

Le maire de Casselman, Conrad Lamedeleine, se dit contre la nouvelle répartition des pouvoirs. Selon lui, tous les maires membres des CUPR devraient avoir le même poids décisionnel à la table du gouvernement régional.

«Moi je dis un maire, un vote. Point final. Dans ce cas, nous devenons tous égaux. Ce n'est pas juste si seulement deux ou trois municipalités contrôlent tout. Dans le cas où tous les maires sont égaux, si cinq d'entre eux sont en faveur d'un projet, peu importe leur poids décisionnel, ça sera une décision plus démocratique et réfléchie», est d'avis l'élu.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer