En attente d'un miracle pour Noël

Jason Laframboise souffre de fibrose pulmonaire. Il attend... (SAMUEL BLAIS-GAUTHIER, Archives Le Droit)

Agrandir

Jason Laframboise souffre de fibrose pulmonaire. Il attend présentement sa greffe à Toronto loin de sa famille.

SAMUEL BLAIS-GAUTHIER, Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Jason Laframboise espère un miracle pour Noël. Le jeune père de famille de 41 ans de Clarence-Creek/Plantagenet attend depuis sept ans une greffe de poumons. Quand il a finalement reçu l'appel annonçant qu'il était maintenant sur la liste d'attente prioritaire des receveurs, sur la fast track, il était loin de se douter que 17 mois plus tard, il serait toujours dans l'attente, loin de sa famille et cloîtré dans un appartement de Toronto dans l'espoir que le téléphone sonne.

Mais il y a pire. Jason Laframboise a récemment appris qu'il aura aussi besoin d'une transplantation rénale. La consommation prolongée de médicaments a gravement endommagé ses reins.

Malgré une santé qui s'effrite, Jason Laframboise refuse de plier.

«Je ne lâche pas», pousse-t-il en laissant difficilement échapper un rire suivi d'une toux creuse.

«Je puise la force de continuer dans l'amour que j'ai pour mes enfants. Je veux leur revenir en forme, être là pour eux et recommencer à refaire des activités. La seule raison pour laquelle je continue à me battre c'est pour ma femme et mes enfants», partage M. Laframboise d'un ton plus sérieux, depuis son appartement de Toronto.

Jason Laframboise souffre de la fibrose pulmonaire. Il devra subir la même intervention qu'Hélène Campbell, cette jeune survivante d'Ottawa devenue ambassadrice pour la cause du don d'organes.

Le temps des Fêtes, loin de ses proches, représente une période difficile surtout lorsqu'on est affligé par la maladie.

«Parfois, je me sens comme dans une prison ici. C'est l'enfer d'être loin de sa famille. Mais je n'abandonne pas. Je me suis fait un gang d'amis à l'hôpital. Ils m'aident à passer au travers. C'est ma famille lorsque ma femme et mes enfants ne sont pas là», confie M. Laframboise.

Jason Laframboise est déterminé à faire mentir les pronostics. Pour cela, il a mis toutes les chances de son côté. Il a décidé de retrouver la forme pour survivre aux opérations risquées lorsqu'un donneur compatible se présentera.

En plus de sa physio trois fois par semaine, il s'entraîne dans ses jours de repos.

«Quand je ne vais pas à la physio, je vais au gym. J'ai de la détermination. Au début je faisais 10 minutes de tapis. Maintenant, je fais 20 minutes de tapis, du vélo et je soulève des poids, tout cela à mon rythme évidemment. Je vais même à la piscine. Mais j'y vais avec ma bonbonne d'oxygène», lance-t-il avec un brin d'humour.

Avec Noël qui arrive, privée du salaire principal du foyer, la famille Laframboise commence à tirer le diable par la queue. Entre les frais de logement à Toronto et la résidence familiale à faire tourner, les économies du ménage fondent comment neige au soleil.

Une première campagne de financement communautaire avait permis d'amasser une somme de près de 30000$ en 2013. Mais la tirelire commence à être à sec. «Nous ne pensions jamais que ça aurait été aussi long, dit M. Laframboise. Le cadeau de Noël que je désire le plus c'est des poumons en santé pour pouvoir retrouver ma vie normale».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer