Les banques alimentaires peinent à suffire à la demande

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Les ménages qui se tournent vers les banques alimentaires sont de plus en plus nombreux dans l'Est ontarien. Partout dans les centres d'aide de la région de Prescott et Russell, le discours est le même; la demande est en constante croissance, particulièrement ces derniers mois.

À la banque alimentaire de Clarence-Rockland, les bénévoles sont débordés. Hier était la journée de distribution.

«Nous n'avons pas arrêté de 9h jusqu'à 16h. Nous avons desservi 53 familles au cours de la journée. Maintenant, nous sommes à sec», partage Nicole Gaul, la présidente de la banque alimentaire de Clarence-Rockland.

De 2013 à 2014, la banque alimentaire de Clarence-Rockland a enregistré une hausse de la demande de 6%. Mais l'achalandage s'est intensifié de manière significative au cours des derniers mois.

De septembre à aujourd'hui, le centre d'aide a enregistré 39 nouvelles familles avec enfants.

«Il s'agit d'une hausse assez drastique», constate Mme Gaul.

La situation semble se généraliser à l'ensemble des Comtés unis de Prescott et Russell.

À la banque alimentaire de L'Orignal, on gratte les fonds de tiroir pour faire des miracles devant le nombre de bénéficiaire en constante croissance.

«De janvier à septembre, notre clientèle a doublé (...) Ici nous comptons toujours sur la providence du Bon Dieu. La demande augmente sans cesse, mais heureusement, il ne nous est encore jamais arrivé de devoir retourner une famille ou une personne les mains vides. La population est généreuse», commente Hélène Anstey, coordonnatrice de l'établissement.

Au cours des derniers mois, le nombre de ménages ou personnes bénéficiaires à la banque alimentaire de L'Orignal est passé de 30 à 75.

Idem, à Hawkesbury, une municipalité voisine. «En 2013, nous avions 250 dossiers ouverts. À l'heure actuelle, nous en sommes à près de 630 dossiers. La demande augmente, et on sait que ça va continuer d'augmenter cette année», note Jeanne Charlebois, présidente de la banque alimentaire de Hawkesbury et nouvellement élue mairesse.

La pauvreté porte plusieurs visages, mais la clientèle cible des banques alimentaires interrogées par LeDroit est particulièrement des gens prestataires de pensions ou encore sous le programme d'Ontario au Travail.

Plusieurs familles qui doivent composer avec des horaires de travail à temps partiel ont également recours aux banques alimentaires dans l'Est ontarien. «Il y a beaucoup de pertes d'emplois, il y a des industries qui ferment. Nos bénéficiaires sont souvent dépendants d'une pension qui est insuffisante ou encore sous Ontario au travail», partage Mme Charlebois de la banque alimentaire de Hawksbury.

«Ce sont surtout des gens qui vivent avec une pension ou encore qui sont sous le programme Ontario au travail qui viennent demander de l'aide», confirme Hélène Anstey, de la banque alimentaire de L'Orignal.

La saison des guignolées est par ailleurs lancée. La banque alimentaire de L'Orignal fera une collecte de denrées du 18 au 24 décembre à l'épicerie Indépendant au 1560 rue Cameron.

Sbgauthier@ledroit.com

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