Hawkesbury a finalement son Monument de la francophonie

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Le Monument de la francophonie de Hawkesbury, baptisé «Monument des pionniers», est le 15e à s'élever en Ontario.

Samuel Blais-Gauthier, LeDroit

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Hawkesbury était en liesse vendredi. La communauté de l'Est ontarien a inauguré son monument de la francophonie, qui était attendu depuis maintenant quatre ans.

Quelque 200 Franco-Ontariens se sont déplacés pour voir le lys et le trille flotter sur Hawkesbury une toute première fois. Il n'était pas encore attaché que le drapeau s'agitait, s'impatientait et claquait au vent, comme s'il était aussi fébrile que les gens venus assister à la cérémonie.

Il aura fallu plusieurs hommes pour retenir la «bête» au sol, avant de la laisser finalement filer vers le ciel.

La jeunesse était particulièrement présente et fière, hier, lors de la levée du drapeau. «Je veux dire aux adultes aujourd'hui, n'ayez pas peur, il y a de la relève. Le drapeau franco-ontarien est pour nous un symbole de fierté pour notre langue et notre culture. Le drapeau nous rappelle que nous sommes tous et toutes, jeunes et moins jeunes, des ambassadeurs de notre langue et culture. Il ne faut jamais baisser les bras et s'avouer vaincus. Chaque fois que nos yeux vont se lever vers ce drapeau, nous ressentirons une joie au fond de notre coeur», a lancé Jocob Dupuis, un élève de l'école secondaire régionale de Hawkesbury.

Le monument de la francophonie de Hawkesbury, baptisé «Monument des pionniers», est le 15e à s'élever en Ontario.

Construit sur l'île du Chenail, le monument de Hawkesbury a un aspect tout particulier, en raison des facettes de l'histoire qu'il cache et préserve. «Le monument de Hawkesbury, en terme de symbolique, est très important. Car nous sommes sur l'île du Chenail, un lieu fréquenté par Champlain. L'histoire raconte même qu'il a failli y laisser sa vie ici même. C'est symbolique en terme d'effort pour prendre sa place. Ça valorise ce que nous avons été. Ça représente également un lieu de rassemblement pour Hawkesbury, un lieu de la francophonie», a relaté le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt.

Au pied du mât, deux grandes mains ont été taillées dans la pierre, prête à s'emboîter l'une dans l'autre, symbole de solidarité, d'unité, d'accueil et de protection. Un mur de marbre orne également le monument où ont été gravés les noms de tous les donateurs, ceux que l'on nomme les «pionniers».

Par ailleurs, le comité a jusqu'ici amassé une somme d'environ 180 000 $, soit plus de 70% de l'objectif fixé.

Quelques dizaines de milliers de dollars restent à aller chercher. Le comité continue d'accepter les dons.

En Ontario, d'autres communautés francophones sont elles aussi tentées d'afficher leurs couleurs. Les municipalités d'Alfred-Plantagenet et de Pembroke, à l'ouest d'Ottawa, songent à ériger leur propre monument de la francophonie.

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