André Paquette a rendu l'âme

Décès d'un pilier de la presse dans l'Est ontarien

C'est en 1948 que le jeune journaliste sportif... (Photo Archives La Presse)

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C'est en 1948 que le jeune journaliste sportif de l'époque décide d'acquérir la publication Le Carillon à Hawkesbury pour la somme d'un dollar.

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Un pilier de la presse communautaire francophone de la région de l'Est ontarien s'est éteint en début de semaine. André Paquette a rendu l'âme lundi à l'âge de 86 ans. Il souffrait de la maladie de Parkinson.

M. Paquette est le fondateur des Éditions André Paquette (EAP) basées à Hawkesbury, qui forment aujourd'hui un réseau de sept hebdomadaires bien implantés dans l'Est ontarien et dans la région frontalière québécoise à Lachute.

C'est en 1948 que le jeune journaliste sportif de l'époque décide d'acquérir la publication Le Carillon à Hawkesbury pour la somme d'un dollar.

Son legs pour le droit à l'information des francophones est reconnu par tous ses confrères.

« André Paquette était un visionnaire, un homme avant son temps. Il était un fier Canadien-français catholique. Il était un gardien de la langue et de la foi », partage Bertrand Castonguay, le président propriétaire des EAP.

M. Paquette aura au fil de sa carrière été à la tête de 15 hebdomadaires et d'une imprimerie. Il a également été l'un des membres fondateurs de l'Association de la presse francophone (l'APF) qui, encore aujourd'hui, assure la vitalité de la presse francophone de partout au pays.

Les nombreuses réalisations de M. Paquette lui ont valu au cours de sa carrière de hautes distinctions comme celle d'être admis à l'Ordre du Canada en 1983. André Paquette s'est également mérité la Médaille du jubilé de la reine, il a été ordonné Chevalier de l'Ordre de la Pléiade par l'Assemblée internationale des parlementaires de langue française et est récipiendaire de la Médaille commémorative de la Confédération du Canada.

André Paquette avait à coeur la vitalité de la communauté canadienne-française. Il a d'ailleurs pris position lors de la campagne référendaire au Québec, en 1980, en faveur du Non pour la conservation d'un Canada uni.

« M. Paquette n'avait pas la langue de bois. Avec lui, le message était toujours clair et précis. Il disait que pour passer un message, ça prenait seulement un sujet, un verbe et un complément », se souvient M. Castonguay.

Jusqu'à la toute fin, André Paquette aura été un lecteur assidu des publications des EAP, dont Le Carillon de Hawkesbury, Le Vision de Rockland, Le Reflet d'Embrun ou encore Le Journal de Cornwall.

« Il avait un oeil de chat. Il lisait encore chacune des lignes qui étaient publiées, jusqu'aux petites annonces. Il n'en ratait pas une. Ça lui arrivait encore d'appeler les journalistes dans notre salle des nouvelles pour leur faire part de ses commentaires, leur donner des conseils et des pistes », partage avec regret son successeur Bertrand Castonguay.

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