Le vote électronique jugé laborieux à Clarence-Rockland

Jacques Taillefer, un résident de Clarence-Rockland, milite pour... (Archives, Le Soleil)

Agrandir

Jacques Taillefer, un résident de Clarence-Rockland, milite pour le retour au vote traditionnel. «Ce n'est pas un système qui est fiable. On ne fait pas que décourager les gens à aller voter, on empêche carrément certains électeurs d'exercer leur droit de vote», dénonce-t-il.

Archives, Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le vote électronique donne des maux de tête à plusieurs résidents de Clarence-Rockland. La modernisation du mode de scrutin, qui devait faciliter l'accès aux électeurs à l'isoloir, et ce, à moindre coût, pourrait bien avoir l'effet inverse, selon certains électeurs.

La Cité de Clarence-Rockland n'en est pas à ses premières expériences avec le vote en ligne et par téléphone. Mais les règles de sécurité ont été renforcées cette année, ce qui rend le processus laborieux pour certains électeurs moins confortables avec les nouvelles technologies.

Les électeurs auront besoin de trois «clefs» pour voter.

Dans un premier temps, un code d'utilisateur est envoyé par la poste aux contribuables inscrits sur la liste électorale.

Puis, une semaine plus tard, les électeurs devaient recevoir, toujours par courrier, une seconde lettre avec un mot de passe pour valider le code d'utilisateur.

Enfin, l'étape numéro trois: pour exercer leur droit de vote, les électeurs doivent inscrire leur date de naissance.

Seulement, dans le registre officiel utilisé par la municipalité pour gérer l'élection, l'anniversaire de naissance de plusieurs électeurs est absent. Et sans date de naissance valide, pas de droit de vote.

Ces résidents doivent alors confirmer eux-mêmes leur date de naissance auprès de la municipalité pour ensuite exercer leur droit de vote.

Bien des étapes pour un système qui devait faciliter l'accès au vote, déplore Jacques Taillefer, un résident de Clarence-Rockland qui milite pour le retour au vote traditionnel. «Ce n'est pas un système qui est fiable. On ne fait pas que décourager les gens à aller voter, on empêche carrément certains électeurs d'exercer leur droit de vote. Je pense par exemple aux aînés ou aux jeunes familles, où les deux parents travaillent fort et pour qui le temps manque parfois», dénonce-t-il.

«Le rapport d'Élections Ontario était clair. Sur la centaine de municipalités qui sont passées au scrutin électronique lors des dernières élections, 44 d'entre elles ont relevé des difficultés», note M. Taillefer.

De son côté, la municipalité n'a pas nié avoir recensé certaines irrégularités, mais a indiqué que le système était fait ainsi pour assurer une sécurité complète et éviter toute possible fraude électorale.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer