Casselman: le maire sortant poursuit sa municipalité

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Il y a plusieurs mois, le mair sortant de Casselman, Claude Levac (à gauche), avait publiquement accusé le conseiller Mario Laplante (à droite) de harcèlement envers certains employés de la municipalité.

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Le maire sortant de Casselman et candidat à la mairie, Claude Levac, traîne la municipalité devant les tribunaux. M. Levac accuse le conseil sortant de ne pas avoir respecté sa politique municipale concernant le harcèlement au travail.

Selon ses dires, Claude Levac aurait déjà avancé une somme de 50 000 $ de sa poche dans sa poursuite contre la corporation du village de Casselman, dans l'Est ontarien, et ce, pour redonner une « intégrité au village de Casselman », dit-il.

« C'est un geste de protection envers les employés municipaux de Casselman. C'était ma responsabilité à titre de maire d'y voir. Si je ne l'avais pas fait, j'aurais manqué à mon devoir », confie le maire sortant de Casselman, Claude Levac.

Il y a plusieurs mois, le maire Levac avait publiquement accusé le conseiller Mario Laplante de harcèlement envers certains employés de la municipalité. À cette époque, la tension était à son apogée entre le maire et l'échevin.

Claude Levac avait déploré le fait que le conseiller Laplante s'en remette directement aux employés de la ville pour obtenir certaines réponses relatives à des dossiers municipaux et avait qualifié ses agissements de « harcèlement ».

Le conseiller sortant Mario Laplante s'était défendu d'avoir intimidé qui que ce soit à l'hôtel de ville en affirmant avoir tout simplement fait son travail d'élus.

« Le maire Levac et le directeur général mènent la barque et tiennent le reste du conseil dans le noir. La seule façon pour moi d'être informé pour prendre des décisions éclairées à titre de conseiller était de m'en remettre aux employés de la ville pour avoir un suivi des dossiers », explique Mario Laplante.

Devant ce qu'il a jugé comme étant du harcèlement, le maire Levac, à huis clos, avait alors convoqué le conseil pour mener une intervention, mais la majorité avait voté contre.

« Il y a eu deux cas de harcèlement rapportés. Mais lorsque le directeur général est venu pour prendre la situation en main, le conseil a voté contre une intervention. Je mène cette action devant les tribunaux pour m'assurer que le directeur général, à l'avenir, puisse mettre en oeuvre les politiques de la ville. Ce n'est pas acceptable que le pouvoir politique empêche l'application de règlements (déjà) approuvés par le conseil. Je veux faire de Casselman un exemple », note le maire sortant Claude Levac.

Le candidat à la mairie, Conrad Lamadeleine, a vivement condamné l'action de son rival, en apprenant la nouvelle.

« Je n'ai jamais vu cela. Depuis que je suis en politique, je n'ai jamais vu un maire ou un candidat à la mairie poursuivre sa propre municipalité. Ce n'est pas seulement Casselman que M. Levac poursuit, c'est tous les contribuables et citoyens. Cette action devant les tribunaux va coûter des milliers et des milliers $ à la municipalité », a commenté Conrad Lamadeleine.

M. Levac est représenté par le célèbre avocat spécialisé en droit des minorités, Ronald Caza. La requête devrait être entendue devant les tribunaux le 18 décembre.

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