Après 14 opérations, de l'espoir

Un nouveau coeur pour Sophie

Sophie Wright-Cléroux, 27 ans, s'apprête à livrer une... (Samuel Blais-Gauthier, LeDroit)

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Sophie Wright-Cléroux, 27 ans, s'apprête à livrer une nouvelle bataille. En décembre, la jeune femme recevra un coeur artificiel.

Samuel Blais-Gauthier, LeDroit

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Dès les premières secondes de sa vie, Sophie Wright-Cléroux a dû apprendre à se battre. Née avec une malformation cardiaque, elle a subi 14 opérations majeures, dont trois à coeur ouvert. Son perpétuel combat lui a inculqué une volonté d'acier. Aujourd'hui âgée de 27 ans, la jeune femme originaire du village de Bourget, dans l'Est ontarien, s'apprête à livrer une autre bataille qui changera complètement son quotidien. En décembre, la jeune femme recevra un coeur artificiel.

«C'est une grande libération, dit-elle, en poussant un grand soupir de soulagement. Ça faisait longtemps que j'attendais ce moment. [...] Ça commençait à presser, car mon coeur ne veut plus.»

Les bistouris ne lui font pas peur. Au contraire, elle a hâte au jour J, «pour enfin en finir» et passer à autre chose.

Dès l'enfance, Sophie Wright-Cléroux a compris que sa vie ne serait pas facile, que le chemin serait parsemé d'embûches et qu'elle devrait travailler plus fort que les autres pour avancer.

Avec un coeur qui fonctionne à 50% de sa capacité, elle s'épuise très rapidement et ses activités sont limitées.

«Je crois que tout le monde a droit à sa chance. Alors j'ai foncé, foncé et encore foncé même si avec ma condition, c'était plus difficile. Je trouve ça très important d'avoir des ambitions dans la vie», dit-elle.

À l'âge de 16 ans, elle a obtenu un stage au ministère fédéral des Affaires étrangères, décrochant sa permanence deux ans plus tard. Depuis maintenant neuf ans, elle fait un travail qui la motive tous les jours. Vêtue d'un tailleur, sa passe magnétique à la taille, Sophie Wright-Cléroux marche la tête haute et dégage de l'assurance, malgré une fragilité intérieure. «Plus jeune, on me disait que j'allais finir mes jours comme caissière au Walmart», lance la jeune femme, le sourire en coin.

Mais Sophie Wright-Cléroux sait qu'elle devra continuer de lutter. Le coeur artificiel qu'on lui transplantera dans deux mois, au campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa, a une durée de vie approximative de dix ans. Mais ça ne la décourage pas. «Je reste positive. J'ai un bon travail, j'ai mon endroit à moi et je suis indépendante», dit-elle.

Son souhait ultime est de trouver un donneur compatible pour une transplantation définitive. Elle attend depuis une douzaine d'années. L'intervention qu'elle subira en décembre lui fera perdre quelques rangs sur la liste prioritaire, même si elle l'aidera à retrouver un semblant de vie normale.

«J'espère toujours trouver un coeur, dit-elle, mais ce n'est pas facile de trouver un donneur. J'attends depuis des années. Mais je reste optimiste.»

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