La fusion de La Nation et Casselman refait surface dans le débat électoral

Le maire de Casselman, Claude Levac.... (Archives, LeDroit)

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Le maire de Casselman, Claude Levac.

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La campagne électorale municipale ontarienne ravive le débat sur la fusion entre les municipalités de La Nation et Casselman. La question a été l'objet de discussions lors des premiers débats dans l'Est ontarien cette semaine.

Les deux candidats à la mairie de La Nation sont au diapason sur le sujet. Ils ont démontré une certaine ouverture à une amalgamation.

« Je vois toujours des bénéfices à faire un partenariat avec Casselman. Nous pourrions commencer par de petits pas, en partageant certains services afin de mieux nous connaître pour ensuite voir les bénéfices d'une fusion entre les deux municipalités », a indiqué le maire sortant de La Nation, François St-Amour.

En 1997, lors de la vague des grandes fusions municipales sous l'ère austère du gouvernement Harris, les négociations entourant la fusion entre La Nation, Casselman, Plantagenet Sud et St-Isidore, notamment, avaient échoué. Pourtant, le village de Casselman, avec ses 3500 habitants, est imbriqué géographiquement avec La Nation. Pendant ce temps, plusieurs villages et municipalités des Comtés unis (CUPR) s'amalgamaient pour faire de la carte régionale ce qu'elle est aujourd'hui.

M. St-Amour croit qu'une fusion aurait changé la face des deux municipalités.

« S'il y avait eu fusion, la région de La Nation et de Casselman ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. Le développement de la 417 se serait concrétisé. Je vois encore un bénéfice à une fusion, mais c'est comme dans une danse, ça prend deux danseurs », lance M. St-Amour.

Son adversaire, le candidat à la mairie de la Nation, Denis Pommainville, tient sensiblement le même discours.

« S'il y avait un intérêt de la part de Casselman, je crois qu'il pourrait y avoir des avantages à une fusion. Nous partageons la même géographie et le même territoire d'affaires. Nous partageons les mêmes besoins face à nos populations. [...] Je crois que si Casselman avait voulu s'amalgamer en 1997, la municipalité aurait été comme la capitale de la Nation et aurait le double de population aujourd'hui », croit Denis Pommainville.

De son côté, le maire sortant de Casselman, Claude Levac, est un peu plus tiède à l'idée d'une fusion avec La Nation.

« Je crois que la population de Casselman n'est pas encore prête à cela. [...] Les preuves de bénéfices restent à démontrer », a-t-il dit.

Mais selon M. Levac, la décision revient à la population.

« Il s'agit d'une décision qui doit être prise par la communauté, non pas une décision politique. Si la communauté de Casselman croit qu'une fusion serait avantageuse sur le plan économique, social et culturel, je vais l'écouter et l'appuyer de façon positive, mais pour l'instant la fusion n'est pas dans ma plate-forme électorale », a indiqué le maire sortant de Casselman et candidat à la mairie, Claude Levac.

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