Plaidoyer pour le bilinguisme de la PPO

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PHOTOS: SAMUEL BLAIS-GAUTHIER, LeDroitSix personnes ont été honorées au Banquet de la Francophonie de Presscott-Russell samedi soir. Dans l'ordre habituel, on reconnaît l'invité d'honneur de la soirée, Allan Rock, recteur de l'Université d'Ottawa, ainsi que les lauréats Mélanie Brulotte, Andréanne Marcotte, Gilles Blache, Louise Bédard, Bryan MacKillop et Daniel-Pierre Bourdeau.

Samuel Blais-Gauthier, LeDroit

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La 15e édition du Banquet de la Francophonie de Prescott et Russell de samedi a allumé le débat sur la nécessité de services policiers bilingues en Ontario. Le commandant du poste de Hawkesbury de la Police provinciale de l'Ontario (PPO), Bryan MacKillop, a été décoré de l'Ordre de la francophonie de Prescott et Russell pour avoir orchestré la désignation bilingue de sa station, la première en Ontario. Depuis quelques mois, toutes les fonctions de la station, du préposé à l'entretien, jusqu'au commandant, sont certifiées bilingues par l'Office des affaires francophones de l'Ontario.

«Le fait que le drapeau franco-ontarien flotte devant mon poste de police n'est pas suffisant. Nous devons démontrer activement notre conviction pour le bilinguisme. La police doit représenter la communauté qu'elle dessert. Les agents doivent pouvoir parler aux gens dans la langue de leur choix surtout en situation de crise», estime M. MacKillop, commandant du poste de Hawkesbury de la Police provinciale de l'Ontario (PPO).

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) a vivement salué l'initiative et espère que le mouvement fasse boule de neige.

«Nous espérons que le geste du poste de Hawkesbury va inciter d'autres stations à faire de même. Ça pourrait se faire dans d'autres postes dans la province où la démographie le justifie. L'idée de désigner les postes de Rockland et Russell bilingues est à considérer. C'est très utile dans des situations d'urgence», note Denis Vaillancourt, président de L'AFO.

L'Association canadienne-française de l'Ontario (ACFO) de Prescott et Russell a également levé son chapeau au commandant de la PPO de Hawkesbury, sans toutefois vouloir alimenter le débat.

Depuis quelques années, l'ACFO, le maître d'orchestre du Banquet de la Francophonie de Prescott et Russell, s'efforce de faire une cérémonie «politiquement correcte».

«Nous ne sommes pas ici pour faire de la politique, mais, pour honorer de grandes personnes qui ont fait briller la francophonie», précise Nathalie Ladouceur, présidente de l'ACFO.

Cinq autres piliers honorés

En plus du commandant MacKillop, ce sont cinq piliers francophones qui ont été récompensés cette année. Du lot, il y a Daniel-Pierre Bourdeau, agent de liaison communautaire dans le monde de la francophonie. M. Bourdeau oeuvre à créer des ponts entre le milieu de l'éducation et celui communautaire francophone.

«Il y a des gens bien avant nous qui se sont assuré que nous ayons des services en français, dans notre langue, en Ontario. Tout est en place pour nous. Il s'agit maintenant de la prendre cette place», a-t-il déclaré.

Gilles Blache, un bénévole assidu auprès des retraités et des aînés francophones de l'Ontario ainsi que Louise Bédard, activement engagée pour la préservation du patrimoine franco-ontarien ont été décorés de l'Ordre de la francophonie.

La relève aussi a été soulignée. Mélanie Brulotte, étudiante d'Embrun à la Faculté de médecine de l'Université d'Ottawa et Andréanne Marcotte, finissante à l'École secondaire catholique régionale de Hawkesbury, dans l'Est ontarien, et membre de l'équipe du sénat de son conseil scolaire, ont reçu le Prix jeunesse Thomas-Godefroy pour avoir été des modèles pour la relève franco-ontarienne.

Allan Rock, le recteur de l'Université d'Ottawa et invité d'honneur au Banquet de la Francophonie de Prescott et Russell, a réitéré son engagement pour la désignation francophone de l'établissement d'enseignement, samedi. C'est sous son mandat que l'université a décidé en 2012 de demander une désignation partielle francophone. «C'est une question de principe, et le principe c'est que l'Université d'Ottawa a décidé de soumettre sa demande pour sa désignation. [...] La désignation, la protection, c'est ça notre priorité.»

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