Parents francophones forcés de parler anglais à leurs enfants

«Inacceptable», convient Meilleur

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, juge  «... (Simon Séguin-Bertrand)

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Simon Séguin-Bertrand

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Le Droit

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, juge « inacceptable » que des parents soient forcés de parler anglais à leurs enfants lors de visites surveillées.

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, a reçu quatre plaintes à cet effet dans des régions pourtant désignées selon la Loi sur les services en français.

Des parents se sont fait dire de parler anglais à leur enfant dans des Centres de visites surveillées - sous la responsabilité du Bureau du procureur général - de Parry Sound, Thunder Bay, Kenora et Frontenac.

Mais la ministre refuse de prendre le blâme pour ces cas où les droits des francophones ont été bafoués et défend son gouvernement de n'avoir rien fait pour améliorer la situation. « On parle de quatre cas, il ne faut pas perdre les pédales », argue-t-elle, précisant que personne n'avait encore porté à son attention ces entorses aux règlements.

Mme Meilleur rappelle que les organismes qui offrent des services au nom de la province - comme les Centre de visites surveillées - sont depuis peu dans l'obligation de respecter la Loi sur les services en français, et qu'il leur reste encore deux ans pour changer de cap.

« [Les quatre cas cités plus haut] se sont produits parce que le contrat avait déjà été signé, explique la ministre. Et ce n'est pas rétroactif. On donne trois ans à tous les ministères pour corriger cette iniquité ».

Bourse d'étude en français

Par ailleurs, la ministre Meilleur a réitéré hier que son gouvernement n'a pas l'intention de réinstaurer la Bourse pour étudier en français, abolie l'automne dernier.

C'est ce qu'elle a annoncé au Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), qui était de passage dans ses bureaux afin de déposer en main propre une copie de la pétition de 5000 noms réclamant le rétablissement de la bourse.

Plus de détails dans l'édition du 24 août ou sur ledroitsurmonordi.ca

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