Aide aux élèves en difficulté: 83 % pensent que Québec doit faire plus

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83 % des répondants estiment que le gouvernement doit investir davantage, tant dans le réseau scolaire que les services de garde, pour que les élèves en difficulté aient accès aux services dont ils ont besoin.

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La Presse Canadienne

Munie d'un sondage qui démontre que tant le public que le personnel de l'enseignement réclament, dans de fortes proportions, de meilleurs services aux enfants qui ont des difficultés d'apprentissage, la CSQ presse Québec de cesser de faire des promesses et d'agir véritablement et maintenant.

Un sondage Crop réalisé pour la Centrale des syndicats du Québec, qui représente la majorité des enseignants du primaire et du secondaire, révèle en effet que seulement 34 % des citoyens interrogés jugent que le réseau scolaire public dispose des moyens suffisants pour s'occuper avec équité des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (HDAA).

Et, à l'inverse, 83 % estiment que le gouvernement doit investir davantage, tant dans le réseau scolaire que les services de garde, pour que ces élèves aient accès aux services dont ils ont besoin.

De tels pourcentages démontrent que «le public a été largement sensibilisé» à cette cause du manque d'accompagnement, de services d'aide pour les élèves en difficulté, a dit estimer Louise Chabot, présidente de la CSQ, au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne.

«Ce n'est pas d'hier qu'on fait valoir, par l'ensemble du personnel, ce besoin criant-là de répondre aux besoins des élèves, d'agir en amont. Je pense que la population a été à même de constater les bris de services», a commenté Mme Chabot.

Le public «veut que le gouvernement agisse, qu'il agisse vite et qu'il donne les moyens» au réseau public de dispenser ces services, a plaidé la présidente de la CSQ.

Le personnel

Au sein du personnel de l'enseignement, le diagnostic est encore plus éloquent: 88 % disent être témoins au quotidien d'une insuffisance de services aux élèves en difficulté.

De même, 86,5 % constatent que des élèves, dans leur école, sont en attente de services professionnels auxquels ils ont droit.

«Il faut être capable de compter sur une équipe-école qui accompagne ces enfants-là, et pas juste durant les heures de classe», a plaidé Mme Chabot.

Lors de la présentation du dernier budget, en mars, Québec avait annoncé un ajout de 637 millions $ pour le préscolaire, le primaire et le secondaire. Également, il avait annoncé que dès le mois de septembre, il ajouterait 1500 personnes vouées à l'aide directe aux élèves.

Mme Chabot espère voir se concrétiser dès la présente rentrée scolaire ces promesses.

Comme il s'agit d'un sondage web, la marge d'erreur ne peut pas être calculée, parce que les personnes n'ont pas été sélectionnées de façon aléatoire.




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