Un coup de pouce qui fait la différence

Nathalie Martineau  et Emmanuelle Beaudry-Plouffe accompagnent Keyshawn Mandar-Leggo... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Nathalie Martineau  et Emmanuelle Beaudry-Plouffe accompagnent Keyshawn Mandar-Leggo et Krave Mandar-Leggo alors qu'ils choisissent leurs effets scolaires au magasin-partage de l'organisme Entre-Nous, dans le secteur Aylmer.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Quand la Gatinoise Ariane St-Jean Vaillancourt entend le discours à l'effet que l'école est gratuite au Québec, elle avoue se taper sur les cuisses et éclater de rire. Pour la mère de six enfants, dont quatre seront sur les bancs d'école dès la semaine prochaine, le magasinage de la rentrée scolaire pourrait facilement rimer avec facture très salée.

Or, depuis trois ans, cette période de l'année ne constitue plus ou presque une source de stress pour elle grâce aux magasins-partages du programme Retour en classe de Centraide Outaouais, duquel elle bénéficie.

Depuis 1995, le concept dans lequel l'organisme a injecté cette année 90 000 $ permet aux familles à faible revenu d'obtenir des rabais de 75 % sur le prix courant des fournitures scolaires neuves de marques nationales, des sacs à dos aux gommes à effacer en passant par les étuis à crayon et les cartables. 

Jeudi, Mme St-Jean Vaillancourt et plus de 1200 autres familles se sont déplacées dans l'un des 16 magasins-partages ouverts par Centraide dans la région.

« Ça fait vraiment notre bonheur et ça va tellement au-delà de l'économie monétaire. Oui, ça nous permet de procurer à nos enfants des items de grandes marques à prix moindre, mais il y a aussi toute l'anxiété que la rentrée des classes peut créer qui disparaît », lance la mère de famille du secteur Aylmer, qui estime que ses économies se chiffrent à 500 ou 600 $ uniquement pour cette année.

Mme St-Jean Vaillancourt croit que l'une des meilleures stratégies pour faire des économies qui en valent la chandelle pour le matériel scolaire est de magasiner tôt dans la saison estivale, alors que les prix sont souvent plus bas même s'ils ne sont pas annoncés en première page des circulaires.

« Les magasins savent bien que les parents sont pris en otage par les listes scolaires, alors ils en profitent quand ils savent qu'il y a des achats de dernière minute, il y a toute une question de marketing. Parfois, on parle d'un solde, mais en est-ce vraiment un ? », lance-t-elle.

N'hésitant pas à qualifier l'initiative de Centraide de « plus qu'utile », la Gatinoise va jusqu'à dire que celle-ci peut permettre d'éviter le décrochage scolaire car elle permet à l'enfant d'avoir une expérience positive en classe, et surtout d'éviter de se faire « étiqueter » en raison du type d'items scolaires qu'il a en sa possession. 

Depuis 22 ans, le programme Retour en classe a permis d'aider 26 000 familles de la région.




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