Le scepticisme gagne les parents

La saga de la nouvelle école primaire à... (Courtoisie)

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La saga de la nouvelle école primaire à Val-des-Monts (photo de la maquette) s'éternise.

Courtoisie

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La saga entourant une nouvelle école primaire à Val-des-Monts a fait couler beaucoup d'encre. Il s'est écoulé trois ans entre l'octroi du financement par Québec et l'acquisition d'un terrain. Depuis, les étapes en vue de la construction suivent leur cours, mais voilà que le comité de mobilisation doute fort que l'institution puisse ouvrir ses portes à temps pour la rentrée scolaire 2018.

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) affirme que l'échéancier est toujours respecté, même si des tests de sol ont été retardés ce printemps en raison des inondations et que depuis, on attend les certificats d'autorisation du ministère de l'Environnement. Ce n'est que par la suite que le processus final menant à la construction de l'école de 450 élèves pourra être enclenché. 

« On va être en mesure d'aller en appel d'offres incessamment, d'ici quelques semaines, mais on va respecter les délais », soutient le président de la CSD, Claude Beaulieu. 

Membre du comité de mobilisation citoyenne pour la construction d'une nouvelle école à Val-des-Monts, Philippe Brunet présume que la CSD fait tout en son possible pour rattraper le retard, mais est d'avis qu'elle met des lunettes roses dans ce dossier.

« Avec ce que nous disposons comme informations, il nous semble très peu probable que l'école soit prête en septembre 2018. Il y a une demi-année de retard. Dans ce qui nous avait été présenté comme échéancier, on parlait par exemple du lancement d'un appel d'offres en février. Nous sommes en août et ce n'est toujours pas fait. Les travaux risquent de ne pas débuter avant l'automne et les plus ambitieux nous disent que la construction d'une école nécessite 13 ou 14 mois de travaux, et ce, s'il n'y a pas d'imprévus. Ça ne laisse donc aucune marge de manoeuvre », indique-t-il. 

Rappelant que les élèves de cinquième et de sixième année de l'école L'Équipage sont forcés en raison du manque de places depuis quelques années de voyager matin et soir jusqu'à Gatineau pour compléter leur éducation primaire à la polyvalente Le Carrefour, M. Brunet ose croire que la CSD est optimiste sur la place publique, mais que derrière les portes closes, elle a un plan B dans ses cartons. 

« Les questions viendront inévitablement, alors la commission scolaire aurait avantage à communiquer davantage avec les parents. Peu importe le scénario envisagé au cas où l'école ne peut ouvrir à temps pour la rentrée, ça rassurerait tout le monde. Les gens passent devant le site tous les jours et voient bien que les travaux ne sont pas commencés », dit-il. 

Se questionnant sur ce qui surviendra si l'établissement de 19 classes érigé au coût de 11,5 millions $ n'est que partiellement ouvert à la rentrée des classes 2018, il affirme que les parents sont intelligents et que la CSD risque de briser le lien de confiance avec ces derniers s'ils apprennent à la dernière minute l'an prochain que l'échéancier n'a pu être respecté.

« Des infolettres ont été diffusées sur le site web, mais la commission scolaire gagnerait à rassurer les gens. Parfois, l'incertitude occasionne plus d'anxiété que de se faire proposer un scénario qui n'est pas idéal », termine-t-il.




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