Baisse des taxes à la CSWQ

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Les contribuables des commissions scolaires des Draveurs (CSD) et des Hauts-Bois-de-l'Outaouais (CSHBO) devront piger environ deux fois et demie plus d'argent dans leurs poches que ceux de la CSWQ pour acquitter leur compte.

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Le malheur des uns fait le bonheur des autres en matière de taxes scolaires en Outaouais. Pendant que les contribuables des commissions scolaires francophones de la région subiront des hausses, ceux de la Commission scolaire Western Québec (CSWQ) verront leur facture diminuer de près de 24 %.

En adoptant un budget équilibré de 106,3 millions $ pour l'année 2017-2018, les commissaires de la CSWQ ont du même coup allégé le fardeau de ses contribuables en faisant baisser de 23,8 % leur taux de taxation. Ce taux est maintenant fixé à 0,13694 $ du 100 $ d'évaluation foncière. En retournant deux ans en arrière, ce taux représente une baisse de 39,2 % de la facture, qui se situe désormais à 342,35 $ pour une résidence évaluée à 250 000 $.

Les contribuables des commissions scolaires des Draveurs (CSD) et des Hauts-Bois-de-l'Outaouais (CSHBO) devront piger environ deux fois et demie plus d'argent dans leurs poches que ceux de la CSWQ pour acquitter leur compte.

Toujours pour une maison évaluée à 250 000 $, la prochaine facture se situera ainsi entre 640,28 $ et 850,80 $ dans les commissions scolaires francophones de l'Outaouais.

Migration massive

La baisse consentie à la CSWQ est directement liée à « une augmentation importante de propriétaires choisissant » d'y payer leurs taxes scolaires. La loi permet en effet aux propriétaires fonciers n'ayant aucun enfant fréquentant l'école publique de choisir s'ils contribuent à la commission scolaire francophone ou anglophone de leur territoire. Pas moins de 20 000 contribuables de l'Outaouais ont migré vers la CSWQ au cours des deux dernières années.

« Nous apprécions l'engagement de nos contribuables en faveur d'un système d'éducation bilingue comme le nôtre », a souligné par voie de communiqué le président de la CSWQ, James Shea.

« Ce n'est pas l'engagement pantoute, a réagi le président de la CSD, Claude Beaulieu. C'est juste une question d'économie. [...] Et ce n'est pas normal qu'au Québec, un francophone paye plus cher de taxes qu'un anglophone. »

Sans vouloir répliquer directement à M. Beaulieu, son homologue de la CSWQ note qu'il préfère le statu quo à un changement législatif sur le taux de taxation scolaire. « S'il y a une modification provinciale, je ne sais pas comment ça fonctionnerait, mais j'espère que ça ne causerait pas un choc pour les payeurs de taxes », a mentionné M. Shea.

Alors que plus de 3700 personnes avaient signé lundi une pétition en ligne sur le site de l'Assemblée nationale pour réclamer l'uniformisation de la taxe scolaire à la grandeur de la province, Claude Beaulieu estime que les « politiciens de l'Outaouais se traînent les pieds dans le dossier ».

« Les députés ne défendent pas les citoyens du tout, dénonce-t-il. Les jeunes familles sont pénalisées, et le gouvernement ne bouge pas. [..] Ce n'est pas normal que quelqu'un paye plus cher pour un même système d'éducation. »




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