L'Ange-Gardien n'aura pas son école

Les conseillers Luc Prud'homme et Marc Louis-Seize ont... (Benoit Sabourin, Le Droit)

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Les conseillers Luc Prud'homme et Marc Louis-Seize ont accompagné le maire de L'Ange-Gardien, Robert Goulet, afin de faire renverser la décision des commissaires.

Benoit Sabourin, Le Droit

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Malgré une population de plus de 5500 habitants, une volonté politique et un développement démographique en foisonnement, L'Ange-Gardien n'accueillera pas la prochaine école primaire du territoire de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées.

La CSCV déposera dès le mois d'août auprès du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec une demande d'autorisation visant la construction d'une nouvelle école primaire sur une parcelle de terrain de l'école secondaire Hormisdas-Gamelin, dans le secteur Buckingham. 

D'après les plus récentes prévisions démographiques, près de 400 élèves supplémentaires s'ajouteront à la clientèle de la CSCV d'ici les cinq prochaines années.

La commission scolaire avance avoir analysé plus d'une douzaine de terrains sur le territoire de la Ville de Gatineau et au sein de la municipalité de L'Ange-Gardien, dans le cadre de l'élaboration de son projet. C'est ce terrain qui a été retenu pour accueillir un futur établissement de type 2-12 qui pourrait accueillir près de 300 élèves.

Selon le président de la CSCV, Éric Antoine, le territoire de L'Ange-Gardien a été largement considéré dans la démarche, mais aucun terrain ne correspondait aux critères requis. 

Au début de la séance, le maire de L'Ange-Gardien, Robert Goulet, et deux de ses échevins, Luc Prud'homme et Marc Louis-Seize, se sont présentés devant le conseil des commissaires, mercredi, demandant à celui-ci de reporter sa décision et de faire l'analyse d'un nouveau site de neuf acres situé sur le chemin Lewis. Les élus angelois ont indiqué que le terrain en question correspondait aux exigences.

Toutefois, après un huis clos de quelques dizaines de minutes, les commissaires ont finalement tranché en faveur du lot localisé à Buckingham.

M. Antoine a affirmé que la commission scolaire ne pouvait pas se permettre de délai dans ce dossier.

La parcelle de terrain boisé de l'école secondaire Hormisdas-Gamelin demeure la meilleure option, a-t-il dit.

« Nous savions déjà que nous avions un terrain gratuit qui nous appartient avec toutes les installations et les infrastructures. Nous avons fait un peu d'acharnement parce que nous avions un préjugé favorable pour installer l'école à L'Ange-Gardien, mais nous ne sommes pas venus à bout de nous entendre parce qu'il y avait toujours des contraintes », a expliqué le président de la CSCV.

Hausse de taxes de 7 % à la CSCV

Sans surprise, le conseil des commissaires a adopté hier soir un budget équilibré de 78,8 millions de dollars comprenant une hausse de taxes de 6,91 %. Cette augmentation, qui fait passer le taux de taxation à 0,311 82 $ par tranche de 100 $ d'évaluation, se traduira par une hausse de 40 $ pour une maison évaluée à 200 000 $.

Le pari des élus scolaires de repousser l'adoption du budget 2017-2018 à la date limite du 28 juin n'aura donc pas porté fruit. Les commissaires espéraient une intervention de Québec avant de trancher sur son budget, dans l'espoir d'éviter une hausse substantielle du compte de taxes.

La CSCV avance qu'environ 3000 contribuables qui ne sont actuellement pas parents d'élèves ont choisi de migrer vers la commission scolaire anglophone depuis deux ans. Sans cet exode, les contribuables de la CSCV auraient plutôt eu le droit à une baisse de taxes cette année, ont clamé les élus, mercredi soir. 

Le 9 juin dernier, la CSCV avait d'ailleurs lancé un appel de mobilisation à la population pour qu'elle fasse pression sur le gouvernement provincial afin que celui-ci mette fin à ce que les commissions scolaires de la région qualifient d'« iniquité de la taxe scolaire en Outaouais » due à l'exode des payeurs de taxes vers la Commission scolaire Western Québec (CSWQ).

« Je ne comprends pas pourquoi mon gouvernement nous a laissé tomber. Ce n'est pas une décision du conseil d'augmenter la taxe, c'est une décision qui vient du fait que le gouvernement n'a pas pris son courage politique. Il ne nous a pas fourni les outils pour pouvoir offrir une compensation. Plus ça va aller, plus le fossé va se creuser », a déclaré le président de la CSCV, Éric Antoine.

Le commissaire Marc-Olivier Bisson a affirmé que les parents d'élèves se trouvaient « pris au piège » à cause de la migration des payeurs de taxes vers la CSWQ.




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