Résultats scolaires: les profs veulent une commission

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Près de 3 enseignants sur quatre réclament une commission parlementaire sur la question de l'évaluation. Ces chiffres sont tirés d'un sondage réalisé pour le compte de la Fédération autonome de l'enseignement.

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Dénonçant la gestion éducative axée sur des résultats et la pression qui est mise sur leurs épaules, près de trois enseignants sur quatre (74 %) réclament une commission parlementaire pour faire la lumière sur la question de l'évaluation des apprentissages, selon un sondage réalisé pour la Fédération autonome de l'enseignement.

L'organisation, dont fait partie le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO), qui représente 5000 membres répartis dans trois commissions scolaires, soutient que le dossier des « fausses notes » est « peut-être clos pour le ministre (Sébastien Proulx) mais il ne l'est pas pour les enseignants parce que les résultats confirment qu'il existe un profond malaise sur la question au Québec. »

Le coup de sonde réalisé par la firme Léger permet aussi de conclure que 37 % des enseignants ont déjà vu leur jugement professionnel être remis en question ou se sont vus demander de modifier à la hausse le résultat obtenu par un ou des élèves. D'autres ont même réalisé que celui-ci avait été changé sans leur accord. 

Autre statistique qui ressort : 80 % des enseignants (91 % au secondaire) soutiennent que c'est la direction ou la direction adjointe de l'école qui a déjà mis en doute leur jugement, tandis que 84 % affirment que ce sont aussi elles qui demandent à ce que des résultats soient modifiés. Ne pas faire vivre d'échec à l'écolier (49 %), arrondir les résultats (29 %) et préserver la réputation de l'établissement (10 %) seraient parmi les motifs invoqués par les directions pour justifier ces demandes.

« C'est une réalité, un problème avec lequel doivent aussi les enseignants de la région. Il y a plus de cibles qu'auparavant à atteindre dans les écoles. Sauf que les enseignants prennent du temps à évaluer et attribuer une note à chaque élève, ça ne se fait pas à la légère. Personne n'est mieux placé qu'eux pour le faire, ils passent 10 mois par an avec leurs élèves qui ont tous des besoins différents », note la présidente du SEO, Suzanne Tremblay.

Cette dernière déplore que le milieu éducatif soit axé sur des cibles à atteindre, alors qu'en réalité on travaille avec des humains.  

« On ne rend service à personne avec un tel système. Car on a beau faire passer un élève d'un niveau à l'autre, un jour ou l'autre les retards qu'il a accumulés vont le rattraper », conclut-elle.




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