«Le statu quo n'est plus acceptable»

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Trois organismes revendiquent la signature d'un protocole distinct couvrant la maternelle à la douzième année en français langue première en situation minoritaire.

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Paul Gaboury
Le Droit

Ottawa devra agir concrètement pour appuyer l'enseignement en langue française dans les communautés en situation minoritaire parce que le «statu quo n'est plus acceptable», selon trois organismes francophones.

La Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF), la Commission nationale des parents francophones (CNPF) et la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada ont indiqué être «fortement encouragées» par le ton de la réponse offerte par Ottawa au rapport du Comité permanent des langues officielles de décembre 2016, et par certains engagements pris pour le renouvellement du Protocole d'entente relatif à l'enseignement dans la langue de la minorité en 2018. Mais c'est encore loin d'être suffisant.

«Il s'agit d'un pas dans la bonne direction en ce qui concerne le renouvellement du Protocole et nous sommes heureux que le gouvernement ait pris cette orientation. Le statu quo n'est plus acceptable. Il faut adresser les lacunes historiques et systémiques du Protocole d'entente relatif à l'enseignement dans la langue de la minorité», affirme la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Si le gouvernement indique qu'il va continuer de travailler étroitement avec les représentants des communautés et des conseils scolaires de la minorité, les trois organismes soulignent que la réponse donnée en avril reste «vague» et pourrait être interprétée de diverses manières. De plus, cette réponse n'aborde pas, entre autres, les recommandations formulées par le comité permanent des langues officielles.

Les trois organismes revendiquent la signature d'un protocole distinct couvrant la maternelle à la douzième année en français langue première en situation minoritaire.

La présidente de la CNPF, Véronique Legault, a rappelé qu'il est important pour les communautés francophones et acadiennes de moderniser et de morceler, dès 2018, le Protocole d'entente relatif à l'enseignement dans la langue de la minorité. Le Comité des langues officielles recommandait aussi une entente stratégique entre Patrimoine canadien et la FNCSF.

«Une entente stratégique et puis la signature d'un protocole distinct permettraient de répondre de façon beaucoup plus adéquate aux besoins éducatifs des élèves inscrits à l'école de langue française tout en assurant une meilleure reddition de comptes de l'argent versé par Patrimoine canadien pour les coûts supplémentaires en éducation en français langue première», estime Melinda Chartrand, la présidente de la FNCSF, qui représente 28 conseils et commissions scolaires francophones et acadiens au Canada en contexte minoritaire, offrant des services à 160 000 élèves dans 630 établissements scolaires.




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