Le syndicat «paralyse» des conseils d'établissement à la CSCV

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Les parents de la CSCV déplorent qu'ils se retrouvent «sans droit de parole».

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Le Comité de parents de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) accuse le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) de paralyser les conseils d'établissements (CÉ) de certaines écoles et par le fait même de nuire au service à l'élève à la suite d'une mesure syndicale lancée l'automne dernier qui recommande aux enseignants de ne plus siéger sur ces instances décisionnelles, l'initiative n'étant pas reconnue par l'employeur dans le cahier de tâches.

Le Comité de parents de la CSCV souligne que les fonctions et pouvoirs des CÉ des écoles St-Laurent, St-Michel et du Ruisseau sont suspendus depuis février faute d'avoir quorum. Les CÉ sont formés de représentants parmi lesquels on retrouve des parents, enseignants et membres du personnel de soutien. Certains membres du personnel de soutien ont toutefois décidé d'appuyer les enseignants dans leur démarche, si bien que le « 50 % + 1 » nécessaire pour la tenue des assemblées n'est plus obtenu pour ces écoles, plaide le président du Comité de parents de la CSCV, Daniel Cooke. Celui-ci déplore que ce « boycott » affecte directement le service aux élèves et estime que la mesure du SEO nuit au bon fonctionnement des activités scolaires et sorties éducatives des établissements concernés, celles-ci devant être approuvées par le CÉ. Lorsque les fonctions et pouvoirs du conseil sont suspendus, ceux-ci sont désormais assumés par le direction d'école.

« Ils ne frappent pas à la bonne place. On comprend qu'ils veulent être reconnus, mais c'est un problème de relations de travail, ce n'est pas un problème qui concerne les parents. Les parents se retrouvent maintenant sans droit de parole », se désole M. Cooke.  

Le Comité de parents a d'ailleurs adopté une résolution la semaine dernière afin de demander au syndicat de cesser son moyen de pression, soutenant que « la mesure syndicale va à l'encontre de l'esprit de la loi » et qu'elle « brime et nuit à la participation des parents à la vie de l'école ». Une missive à ce sujet a été envoyée au ministère de l'Éducation ainsi qu'au député de Papineau, Alexandre Iracà. 

La présidente du SEO, Suzanne Tremblay, confirme que ce moyen de pression est en place à la CSCV depuis l'automne 2016. Les enseignants sont invités à siéger seulement lorsque des sujets les concernant sont inscrits à l'ordre du jour.

Mme Tremblay affirme que la CSCV, tout comme la Commission scolaire des Portages de l'Outaouais, ne reconnaît pas le fait de siéger au CÉ comme du temps inscrit à leur tâche. En Outaouais, seule la Commission scolaire des Draveurs reconnaît cette participation dans le cahier de tâches, précise Mme Tremblay.




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