Des enseignants de l'Outaouais haussent le ton

Comme plusieurs de leurs collègues, les enseignants de... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Comme plusieurs de leurs collègues, les enseignants de l'école du Marais ont marché sur un kilomètre autour de leur école.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Le Droit

Des enseignants et enseignantes de l'Outaouais ont brandi leurs pancartes mardi pour dénoncer les problèmes qui affligent les élèves et le personnel des écoles primaires de la région.

Durant leur heure de dîner, ils ont bravé la pluie pour effectuer une marche symbolique d'un kilomètre autour de leur établissement. Jusqu'à vendredi, les enseignants du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) se mobiliseront pour rappeler au ministre de l'Éducation du Québec, Sébastien Proulx, que «l'expert dans la classe, c'est le prof». 

À l'aube du dépôt de la première politique de réussite éducative, les enseignants veulent se faire entendre. «Cette politique-là ne peut pas s'écrire sans tenir compte de l'opinion et des solutions proposées par les enseignants», souligne Suzanne Tremblay, présidente du SEO. «C'est très important, ce sont eux les premiers experts de la pédagogie.»

Dans le cadre de cette semaine de mobilisation, les enseignants ont été invités à porter un bracelet orange pour témoigner de leur expertise, arborer une vignette dans la fenêtre de leur voiture et accrocher une affiche dans leur classe les désignant comme étant «l'expert de la classe».

La présidente du syndicat propose différentes solutions pour corriger le système scolaire. Elle souhaite, entre autres, que les écoles puissent offrir davantage de services aux élèves ayant des difficultés d'apprentissage.

«Ce n'est pas rare de voir une dizaine d'élèves avec des plans d'intervention dans des classes de 20, peut-être 25 élèves», indique Suzanne Tremblay. «Ces enfants-là ont peu de support. Ils n'ont pas le service auquel ils ont droit», poursuit-elle.

Le syndicat demande au gouvernement d'investir dans des classes spécialisées. 

«Dû aux coupures des dernières années, on a fermé beaucoup de classes adaptées pour les enfants avec des troubles au niveau de l'apprentissage, mentionne Mme Tremblay. Ils en ont besoin pour cheminer. C'est quelque chose de positif, ça les amène à réussir.»

Suzanne Tremblay a également profité de cette journée de protestations pour dénoncer le budget provincial présenté la semaine dernière par le gouvernement libéral du premier ministre Philippe Couillard. 

«Le nouveau budget n'est pas suffisant pour pallier les problèmes du système scolaire. C'est un budget préélectoral, le gouvernement est en train de nous dire: "Si vous voulez avoir ces sous-là, votez pour moi"», déplore la présidente du SEO.

Cette semaine d'actions a lieu à travers tous les établissements scolaires situés sur les territoires des syndicats affiliés à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE).

Plus de 200 enseignants de la FAE de partout en province se rendront à Québec pour manifester jeudi dans le cadre de cette semaine de mobilisation.

Marika Bellavance, collaboration spéciale




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