UQO: le syndicat réplique aux propos du porte-parole

Louise Briand s'explique mal les coupures qui sont... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Louise Briand s'explique mal les coupures qui sont faites pour économiser étant donné les surplus budgétaires de l'UQO.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Persistant à affirmer que l'Université du Québec en Outaouais (UQO) s'apprête à sabrer dans son offre de cours au trimestre d'automne, le Syndicat des professeures et professeurs (SPUQO) accuse maintenant la direction de l'institution de jouer la carte de l'intimidation et de faire de la désinformation.

Irrité que le porte-parole de l'Université, Gilles Mailloux, ait affirmé, en entrevue sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première, que l'offre de cours allait au contraire être rehaussée, le SPUQO a tenu à répliquer par voie de communiqué.

« Les propos de M. Mailloux détournent notre attention de l'enjeu mis en lumière par notre syndicat puisque l'offre de cours dont il fait mention durant cette entrevue touche à l'année universitaire 2016-2017 ainsi qu'aux années antérieures. Or, les pressions récemment exercées sur les responsables de programmes et de modules visent à réduire l'offre de cours du trimestre d'automne 2017 », indique la présidente Louise Briand. 

Le syndicat réitère que selon les informations qu'il a en main, le nombre de cours actuellement inscrits à l'horaire de la session automnale serait inférieur de 18 % à celui de l'automne 2016. 

« Ce que la direction veut faire, c'est économiser à tout prix, c'est ça le problème numéro un. Ça fait cinq ans qu'on annonce et qu'on nous chante qu'il y aura des déficits, mais que comme par hasard, à la fin de l'année, on termine avec un surplus », lance Mme Briand, rappelant que 93 % du financement des universités provient des frais déboursés par les étudiants à temps plein.

La présidente du SPUQO soutient que les programmes sont développés avec une logique de cheminement qui est réfléchie et que de telles « mesures comptables » nuisent à l'expérience étudiante, en plus de miner la diplomation. « Des programmes, il n'y en a déjà pas beaucoup à l'UQO et là on est en train de tuer ceux que l'on a. Il faut faire en sorte que les étudiants ne fuient pas vers d'autres universités », lance-t-elle.

La partie syndicale affirme également avoir appris que l'UQO n'honorera pas ses engagements envers les étudiants qui doivent réaliser leur stage en marge de leur programme d'études, malgré l'obligation de l'établissement en ce sens. 

De plus, elle somme la direction de mettre fin à une manoeuvre qu'elle qualifie d'intimidation. C'est qu'un courriel aurait été transmis aux responsables de programmes dans lequel il est écrit que les informations privilégiées auxquelles ils ont accès sont confidentielles et ne doivent pas être utilisées à d'autres fins que celles prévues pour l'exercice de leurs fonctions. Le partage de ces dernières constitue « une contravention au devoir de loyauté et de discrétion qui s'impose à vous », aurait écrit l'UQO.

Contactée par Le Droit, la direction de l'UQO n'a pas voulu répliquer au syndicat.

« Il est d'ailleurs surprenant que le SPUQO affirme posséder des données sur l'offre de cours prévue pour l'automne 2017, puisque l'exercice est toujours en cours, avec pour objectif de respecter la moyenne cible prévue dans la convention collective. La direction entend par ailleurs continuer à communiquer avec les responsables de programmes et les directrices et directeurs de modules, comme elle le fait régulièrement », a-t-elle indiqué par écrit.




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