Contre les coupes à la bibliothèque de l'Ud'O

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Plus de 200 enseignants, étudiants et membres du personnel étaient réunis sur le campus, mercredi midi, afin d'interpeller le recteur Jacques Frémont.

Patrick Woodbury

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La grogne monte au sein de la communauté universitaire qui s'oppose aux coupes de 2 millions $ prévues par l'Université d'Ottawa (Ud'O) dans le budget de la bibliothèque.

Plus de 200 enseignants, étudiants et membres du personnel étaient réunis sur le campus, mercredi midi, afin d'interpeller le recteur Jacques Frémont.

Ils demandent à l'Université de revoir sa stratégie et de ne pas annuler l'abonnement de sa bibliothèque à plus de 4700 titres. La majorité sont des titres anglophones provenant des éditeurs Springer et Taylor & Francis. On compte aussi des journaux comme Le Droit, The Ottawa Citizen et The Globe and Mail.

«L'Université a accumulé des excédents de 300 millions $ qui sont toujours dans la banque et n'investit pas dans la bibliothèque. [...] Elle pourrait utiliser les fonds de l'excédent pour payer les collections qu'elle veut couper», estime Jennifer Dekker, présidente de l'Association des professeur(e)s de l'Université d'Ottawa.

L'Ud'O avait annoncé à la fin octobre la création d'un comité qui aurait pour mission d'étudier les enjeux liés aux publications savantes et l'impact qu'aurait une réduction des collections sur la recherche et l'apprentissage. Il doit recommander des stratégies pour répondre aux besoins des chercheurs et des étudiants tout en tenant compte des défis budgétaires. Les travaux doivent commencer sous peu et un rapport est attendu au début de l'année 2017. Du même coup, l'Université a suspendu sa décision d'annuler l'abonnement de sa bibliothèque à plus de 1000 publications, le temps que le comité se penche sur la question.

Toutefois, les professeurs seraient réticents à se joindre à ce comité.

«Nos professeurs ont refusé d'y assister parce que c'est un comité pour examiner comment faire les coupures et non pour voir si les coupures sont justifiées», soutient MmeDekker.

De son côté, l'Ud'O n'était pas en mesure d'émettre de commentaire au sujet du comité, mercredi.

Les manifestants s'expliquent mal pourquoi l'Université veut couper près de 2 millions $ au budget de la bibliothèque, alors que les frais de scolarité augmentent, ont-ils plaidé.

Sur son site Internet, l'Ud'O explique que les compressions sont entre autres liées à «l'absence d'indexation pour contrer les augmentations annuelles des coûts de la documentation savante, l'absence d'une stratégie d'atténuation pour résoudre le problème des fluctuations monétaires et de la faiblesse du dollar canadien par rapport au dollar américain, et l'imposition de l'Université d'une coupe budgétaire généralisée de 2% pour 2016-2017».

Pétition

En fin d'après-midi mercredi, près de 4000 signatures avaient été recueillies par le biais d'une pétition en ligne pour dénoncer les compressions. 

Le professeur Jules Blais, instigateur de la pétition, souhaite rappeler que les bibliothèques sont essentielles à la recherche et à l'éducation.

«Les bibliothèques sont essentielles à la recherche. Ce sont des laboratoires et les coupes sont arbitraires», clame-t-il.

Les sept syndicats ne comptent pas baisser les bras. Des membres comptent se présenter à la réunion du bureau des gouverneurs le 12 décembre prochain.

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