Surplus à Francojeunesse: les non-ayants droit pas responsables

À compter de septembre 2017, 142 élèves de... (Archives, La Presse)

Agrandir

À compter de septembre 2017, 142 élèves de l'école Francojeunesse seront séparés de leurs pairs et envoyés dans une école temporaire dans un quartier voisin.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Malgré les inquiétudes de parents quant au rôle qu'a pu jouer la présence d'élèves non-ayants droit dans la surpopulation de l'école élémentaire Francojeunesse d'Ottawa, le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) assure qu'il ne s'agit aucunement de la cause, et que le surplus d'écoliers est plutôt lié à la densification urbaine dans le quartier.

Dans une présentation diffusée dans le cadre d'un processus de consultation visant à établir les limites du territoire de fréquentation de la nouvelle école Centre-Nord, le CEPEO indique qu'en moyenne, depuis six ans, 10 élèves non-ayants droit ont été accueillis chaque année à l'école Francojeunesse. Pour l'année en cours, cinq élèves non-ayants droit ont été accueillis après l'analyse d'un comité d'admission qui se base sur la Politique régissant l'admission à l'école de langue française en Ontario du ministère de l'Éducation. Les frères et soeurs de ces élèves deviennent automatiquement des ayants droit. 

Parents inquiets

Aux yeux de certains parents inquiets de voir des élèves partir de l'école Francojeunesse vers Centre-Nord l'an prochain, le processus d'admission des non-ayants droit manque de transparence. Des parents se sont aussi indignés de voir récemment dans un quotidien anglophone un texte promotionnel du CEPEO, qu'ils considèrent comme « une invitation à des non-ayants droit à s'inscrire dans des écoles du CEPEO », relate Stéphanie Garneau, mère d'un élève de Francojeunesse.

« Il y a des parents qui le vivent un peu comme une injustice, souligne Mme Garneau, dont l'enfant ne sera pas touché par la révision des territoires de fréquentation. Il y a aussi plusieurs parents qui se plaignent, ces dernières années, qu'on parle de plus en plus souvent l'anglais dans l'enceinte de l'école. »

Les parents ne sont toutefois pas contre le principe d'admettre des élèves non-ayants droit, précise Mme Garneau. « La loi le permet, et c'est très bien, parce que sinon, c'est vrai que l'accès aux écoles francophones serait difficile. Les nouveaux arrivants francophones, qu'ils viennent par exemple du Sénégal ou de la Belgique, ne pourraient pas avoir accès aux écoles francophones s'il n'y avait pas la possibilité d'accepter des non-ayants droit. [...] Mais ce qu'on se demande, c'est si la dizaine de non-ayants droit admis chaque année sont surtout de langue maternelle anglaise ou pas. »

La présidente du CEPEO, Linda Savard, ne peut répondre à cette question. « On n'a aucun droit de demander aux membres du comité d'admission s'il s'agit de non-ayants droit qui sont des réfugiés, des immigrants ou des Canadiens, explique-t-elle. C'est une question d'équité et d'inclusion. On ne fait pas de ségrégation. [...] La problématique de la surpopulation n'est pas causée par les non-ayants droit qui viennent dans nos écoles. La problématique, c'est vraiment la densification que la Ville d'Ottawa veut faire et qu'elle réussit à faire. »

Différents scénarios visant à établir le territoire de fréquentation de l'école Centre-Nord seront évoqués mardi soir à la réunion du CEPEO. Le conseil devrait faire une recommandation qui sera ensuite publiée sur le site Internet du CEPEO afin d'obtenir « les rétroactions » de la communauté, a indiqué Mme Savard. La décision finale devrait être prise le 20 décembre prochain.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer