Échanges houleux à l'école Francojeunesse

Le surintendant des affaires au CEPEO, Stephane Vachon,... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le surintendant des affaires au CEPEO, Stephane Vachon, lors de la consultation organisée mercredi soir auprès des parents.

Etienne Ranger, LeDroit

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Il y avait de la grogne dans l'air à l'école Francojeunesse, mercredi soir.

Les parents étaient conviés à une consultation pour établir une politique de gestion des surplus d'élèves. Comme c'est généralement le cas dans ces circonstances, les échanges étaient émotifs et les parents, visiblement inquiets face à l'incertitude, ont eu des mots durs à l'endroit du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO).

Le constat du CEPEO, c'est qu'il faudra déplacer des élèves de l'école Francojeunesse en raison de la popularité de cette dernière. À la rentrée de cette année, l'établissement de la Côte-de-Sable accueillait 50 élèves de plus que ce qui était prévu dans les analyses démographiques réalisées l'année précédente.

Comme le CEPEO doit gérer une situation semblable à l'école Charlotte-Lemieux - dans l'ouest d'Ottawa -, le conseil a vu une opportunité d'ouvrir une nouvelle école de langue française au centre de la capitale. L'absence de terrains disponibles pour la construction de cet établissement a cependant forcé la direction à se rabattre vers la location de l'école St. Ambrose du conseil catholique anglophone d'Ottawa, sur la rue Beech, près de la Petite Italie.

L'enjeu linguistique

Une inquiétude répandue chez les parents présents mercredi soir, c'était de voir des enfants anglophones à l'école Francojeunesse au dépens d'enfants francophones. À mots à peine couverts, ils accusent le CEPEO et la direction de l'établissement de faire preuve de laxisme dans leur politique d'admission et d'accueillir des élèves anglophones malgré des connaissances limitées du français.

Le surintendant de l'éducation au CEPEO, Matthieu Vachon, précise toutefois que les anglophones qui complètent le processus d'admission dans les écoles du CEPEO représentent une infime minorité de la population étudiante puisqu'ils ne peuvent être admis seulement si une place existe dans une classe de leur niveau scolaire.

M. Vachon ajoute également que les nouveaux arrivants allophones ont depuis 2009 le droit de choisir entre les réseaux publics ou catholiques, dans la langue de leur choix.

La vice-présidente du CEPEO, Lucille Collard, souhaite également rassurer les parents qui se sont déplacés mercredi soir. Elle affirme vouloir explorer d'autres options que celle sur la table actuellement et espère arriver à une solution qui limiterait le mouvement d'élèves.

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