L'engagement des parents est nécessaire à la réussite

Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais ont manifesté devant l'hôtel où se tenait la consultation publique sur l'éducation.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Mieux soutenir les enfants en milieu défavorisé, financer adéquatement les organismes qui luttent au quotidien contre le décrochage scolaire, une meilleure intégration des élèves en difficultés ou handicapés et l'implication des parents sont certaines des clés qui permettront au gouvernement d'améliorer la réussite scolaire en Outaouais ont clamé, lundi, plusieurs intervenants du milieu de l'éducation.

Une douzaine d'organismes communautaires, des représentants syndicaux et des commissions scolaires, ainsi que plusieurs parents et enseignants, ont accepté l'invitation au dialogue du ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, qui était de passage en Outaouais dans le cadre de sa tournée de consultation publique entourant la nouvelle politique sur la réussite scolaire. Cette tournée des régions a débuté en septembre, et doit se poursuivre jusqu'en novembre prochain. 

Impacts des Coupes 

Marina Desjardins, intervenante au Centre d'animation familiale de Gatineau, a mentionné que les coupes dans l'aide aux devoirs ont eu un effet important sur de nombreux jeunes de la région, mais aussi sur les parents qui s'en sont souvent trouvés totalement dépourvus. Martin Riopelle, directeur du Jardin éducatif du Pontiac a pour sa part évoqué les difficultés pour un organisme comme le sien de bien remplir sa mission à cause des coupures et de la lourdeur administrative liée aux demandes de financement. Son organisme qui aide à prévenir le décrochage n'est plus en mesure, depuis cet automne, d'intervenir auprès des jeunes d'âge primaire qui se font expulser de l'école. « Ça devient difficile de contrer le décrochage plus tard quand on perd un aussi long bout de chemin de prévention. »

Pierre Boucher, de la Table éducation de l'Outaouais, a rappelé l'importance de régler le problème de la faim. Il a mentionné qu'en Outaouais, 38 % des enfants se présentent à l'école sans avoir déjeuné. « Il faut agir sur la faim, a-t-il lancé. Il faut reconnaître l'importance d'une alimentation suffisante et saine pour les élèves. Quand les enfants ont mangé, ils sont plus attentifs. Il y a aussi moins d'intervention à faire en classe. »

La présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Suzanne Tremblay, a rappelé au ministre l'importance de placer l'enseignant au centre des changements à venir. 

« L'expert en classe c'est l'enseignant, a-t-elle dit. C'est lui qui oeuvre au quotidien avec les élèves. C'est lui qui connaît leurs besoins. Il faut replacer l'enseignent au coeur du système d'enseignement. »

Rôle du parent

Le ministre Proulx a précisé que la consultation en Outaouais a donné lieu à beaucoup de discussions sur le rôle du parent, ce qui avait été moins entendu ailleurs au Québec. 

« Tant mieux, a-t-il dit. On ne fera pas de changements significatifs dans notre système si nous n'impliquons pas à la fois les parents, l'équipe-école et les enseignants. Si ces trois groupes-là ne travaillent pas ensemble, ce sera difficile d'améliorer la réussite scolaire des enfants. » Les disparités entre les différents secteurs de l'Outaouais ont aussi marqué le ministre de l'Éducation. « Il y a beaucoup de défavorisation dans certains secteurs par rapport à d'autres et j'ai moins entendu ça ailleurs », a-t-il dit.

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