Un trésor d'école

La directrice de la formation générale adulte de... (Justine Mercier, LeDroit)

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La directrice de la formation générale adulte de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, Nathalie Charette, en compagnie d'Audrey Larose-Rapin, à la Boutique des 121 trésors, dans le secteur Buckingham.

Justine Mercier, LeDroit

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Audrey Larose-Rapin voulait décrocher. Ça, c'était avant que les élèves adultes vivant avec un handicap intellectuel ou physique de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) puissent fréquenter la Boutique des 121 trésors, ouverte au début du mois. Là, Audrey se sent à sa place.

La boutique, qui doit son nom à son adresse sur l'avenue Lépine, dans le secteur Buckingham, est née des suites de l'« idée de génie » de la directrice de la formation générale adulte de la CSCV, Nathalie Charette.

La CSCV offre les cours conventionnels de formation générale aux adultes dans deux centres, mais là où elle a innové avec la Boutique des 121 trésors, c'est au niveau de l'intégration sociale. Les élèves qui y oeuvrent vont suivre des cours de français et de mathématiques, mais sont aussi appelés à développer des compétences professionnelles en participant au tri des dons de vêtements reçus, au lavage et à la vente. Une cuisine est aussi aménagée sur place, où les élèves présentant des handicaps effectuent « la transformation de base » d'aliments qui seront ensuite cuisinés dans une résidence pour personnes âgées.

À l'heure actuelle, la boutique reçoit 54 élèves. Comme tous les autres, Audrey Larose-Rapin affiche un large sourire lorsqu'elle répond aux questions du Droit.

« Je travaille dans la boutique et dans le centre de tri, je fais le lavage, je travaille aussi comme cuisinière », dit-elle fièrement, en oubliant presque de mentionner ses cours académiques. « Il y a l'école aussi, lance la jeune femme lorsque la directrice le lui rappelle. J'apprends le français, les mathématiques, tout le kit! »

Pour Nathalie Charette, l'objectif est de « maximiser le potentiel » de chaque élève, peu importe son profil. « Je carbure à ce que mes élèves réussissent, dit-elle. L'élève qui arrive chez nous, on va l'amener au maximum de ce qu'il est capable. »

Selon la directrice, environ 20 % des jeunes adultes oeuvrant à la boutique pourront éventuellement se dénicher un emploi correspondant aux compétences qu'ils auront acquises.

Le loyer des locaux est assumé par la CSCV. 

« Et les retombées économiques de la boutique vont être remises aux élèves pour des projets spéciaux », souligne Mme Charette. Les fonds peuvent notamment servir à offrir du transport à des élèves, puisque certains partent d'Aylmer pour oeuvrer à la boutique du secteur Buckingham.

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