Compressions dénoncées à la bibliothèque de l'Ud'O

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Une pétition dénonce le désabonnement de la bibliothèque de l'Université d'Ottawa à plus de 4500 publications. Dans le lot se trouvent de nombreux périodiques spécialisés, mais aussi des journaux comme The Globe and MailLeDroitThe Ottawa Citizen et The Wall Street Journal.

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Des membres du corps professoral de l'Université d'Ottawa (Ud'O) dénoncent par voie de pétition la décision de couper, pour des raisons budgétaires, l'abonnement de la bibliothèque de l'institution à plus de 4500 publications. Dans le lot se trouvent de nombreux périodiques spécialisés qu'ils jugent « nécessaires à la recherche », mais aussi des journaux comme The Globe and MailLeDroitThe Ottawa Citizen et The Wall Street Journal.

Professeur au département de biologie de l'Ud'O, Jules Blais a récemment lancé une pétition en ligne dans le but de faire renverser la décision ayant mené à la décision de ne pas renouveler les abonnements - en ligne ou en version imprimée - à 4747 titres. La vaste majorité des titres qui disparaîtront des collections de la bibliothèque de l'Ud'O sont anglophones et proviennent des éditeurs Springer et Taylor & Francis.

« Je suis un chercheur et je sais à quel point cette décision va affecter la recherche à l'Ud'O, affirme le professeur Blais. Mes collègues sont très inquiets pour leurs recherches, mais aussi pour les étudiants qui auront moins accès aux revues scientifiques. [...] Une si grande coupure va avoir un effet néfaste sur nos recherches. »

La pétition, qui comptait jeudi après-midi quelque 1800 signatures, doit être présentée lundi prochain lors de la réunion du Bureau des gouverneurs de l'Ud'O.

Coupures et absence d'indexation 

L'Université indique sur son site Internet que différents facteurs expliquent ces compressions, soit « l'absence d'indexation pour contrer les augmentations annuelles des coûts de la documentation savante, l'absence d'une stratégie d'atténuation pour résoudre le problème des fluctuations monétaires et de la faiblesse du dollar canadien par rapport au dollar américain, et l'imposition de l'Université d'une coupe budgétaire généralisée de 2 % pour 2016-2017 ». Les dépenses totales en collections seront ainsi réduites de 1,93 million (1,53 million $ pour les périodiques et bases de données, et 400 000 $ pour les livres). Pour les périodiques et les bases de données, cela représente donc plus de 10 % du budget antérieur de 13,9 millions $.

L'Ud'O précise que les titres des éditeurs Springer et Taylor & Francis dont les abonnements seront maintenus ont été « identifiés comme étant importants par au moins cinq membres du corps enseignant, selon le sondage des collections ».

Or, selon Jules Blais, peu d'enseignants ont vu passer ce sondage. « Ils disent qu'il y a beaucoup de titres qui ne sont pas largement d'intérêt, mais pour une université, il faut accommoder les intérêts de plus de 40 000 personnes dans divers domaines pointus, note-t-il. C'est aussi une question de réputation. Nous devons avoir accès aux documents pour nos recherches. »

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