«Tour des Anciens»: le CALACS réclame des actions concrètes

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La gestionnaire du CALACS francophone d'Ottawa, Josée Guindon, estime qu'il y a encore beaucoup de travail à faire pour enrayer la culture du viol sur les campus. Annuler le «Tour des Anciens» n'est pas suffisant, dit-elle.

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Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone d'Ottawa réclame des actions concrètes de la part de l'Université d'Ottawa (Ud'O) et des associations étudiantes afin d'enrayer la culture du viol sur le campus.

La gestionnaire du Centre, Josée Guindon, qualifie la mesure prise par l'Association des étudiants en sciences (AÉS) de solution tampon au lendemain de la controverse entourant une activité à caractère sexuel.

« L'Association a dit que l'activité n'existera plus. C'est une très bonne décision, mais une décision facile à prendre, estime Mme Guindon. [...] C'est l'équivalent de mettre un pansement. »

L'administration universitaire, qui s'est faite avare de commentaires au cours des dernières heures, doit mettre en place des actions fermes afin de prévenir d'autres activités du genre, croit Mme Guindon. Dans un message publié sur Internet, lundi soir, l'Ud'O rappelle que des politiques sont en place afin de contrer ce type d'événement. « C'est bien beau, mais ça fait quoi concrètement ? », questionne Mme Guindon.

Le CALACS francophone d'Ottawa compte inviter la Fédération étudiante, les associations et l'administration à les soutenir afin de mettre en place des groupes de discussion pour trouver des pistes de solution communes et favoriser la collaboration. 

« C'est la pointe de l'iceberg. Le changement que je vois c'est qu'on en parle un peu plus. Les gens dénoncent publiquement, observe Mme Guindon. Il y a un réveil et une révolte, mais il faut des ressources pour mettre des actions en place. »

La rédactrice en chef de La Rotonde, Frederique Mazerolle, soutient que le journal étudiant a publié l'article afin de mettre en lumière de telles activités. 

« Pour l'instant les réactions semblent vides de sens. Ça va de soi de reconnaître que ce n'est pas correct, affirme Mme Mazerolle. J'espère voir une enquête concrète de l'Université et de la Fédération étudiante aussi. On espère que des deux côtés il y aura des enquêtes et des discussions et peut-être des réprimandes. »

La Fédération étudiante soutient que la culture du viol existe depuis plusieurs années, mais du progrès est fait afin de l'enrayer.

« Ce n'est pas quelque chose dont on est fier. C'est inacceptable et on le dénonce très fortement. Souvent, on en discute juste quand c'est mis en lumière, mais il faut en parler », explique Francesco MacAllister-Caruso, vice-président aux services et communications de la Fédération étudiante.

Pas de délégation de l'UQO aux Jeux de la communication

Aucune délégation ne représentera l'Université du Québec en Outaouais (UQO) aux prochains Jeux de la communication, personne n'ayant voulu reprendre le flambeau à la suite de la controverse sur la culture du viol ayant éclaté au début septembre. Bien que le comité organisateur des Jeux de la communication ait indiqué le 27 septembre dernier être prêt «à offrir son appui aux personnes qui seront mandatées de former et préparer une délégation» à l'UQO, personne n'a voulu reprendre la tête de l'équipe à la suite de la démission des trois anciens chefs, Erik Colto, Moke Langevin et Félix Paquet. Ces derniers avaient quitté la délégation après la médiatisation des détails d'une activité préconisant des actes à caractère sexuel. L'activité «Les 12 travaux d'Hercule» proposait de gagner des points en relevant des défis comme prendre une photo de seins, embrasser une fille ou photographier «un garçon en bobettes». Par ailleurs, selon le 104,7 Outaouais, la direction de l'UQO a suspendu les trois étudiants concernés au moins jusqu'à la fin de la présente année scolaire, en plus de leur imposer une formation sur le harcèlement sexuel avant un éventuel retour en classe. Pour des raisons de confidentialité, l'UQO n'a pas voulu confirmer ni infirmer ces informations.

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