Passe-Carreau et le trésor des classes spécialisées

L'enseignante Josée Corbeil a reçu Claire Pimparé dans... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

L'enseignante Josée Corbeil a reçu Claire Pimparé dans sa classe de l'école des Rapides-Deschênes, jeudi matin, dans le cadre de la semaine pour l'école publique.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

École des Rapides-Deschênes, jeudi matin. Les 10 élèves de la classe spécialisée de Mme Josée n'ont aucune idée qu'ils ont devant eux l'idole de toute une génération. Ce n'est donc pas avec Passe-Carreau, mais bien avec Claire Pimparé qu'ils ont jasé de leur vie à eux, et ce, malgré le trouble du langage avec lequel ils doivent composer chaque jour.

La visite de Claire Pimparé à l'école du secteur Aylmer a eu lieu jeudi dans le cadre de la semaine pour l'école publique, qui se déroule cette année sous le thème Les classes spécialisées: une autre façon d'assurer l'égalité.

Celle qui a interprété Passe-Carreau il y a maintenant quelques décennies a demandé aux élèves de se présenter, et le thème de la famille s'est rapidement imposé, tous souhaitant parlé de leurs frères et soeurs. Ils se sont confiés sans gêne, l'un d'eux allant même jusqu'à souligner son amour pour sa grand-mère en affirmant qu'il la marierait quand il sera grand. «Et moi, quand je vais avoir 18 ans, je vais embrasser quelqu'un», a renchéri un petit camarade, ce qui a bien sûr déclenché un rire chez les «grands» présents pour l'occasion.

Claire Pimparé est bien placée pour parler des enfants ayant des besoins spécifiques. Sa petite-fille Sasha, sept ans, a une déficience intellectuelle. Depuis un an, la porte-parole de la semaine pour l'école publique demeure chez son fils afin d'aider la famille dans les défis que représentent les soins quotidiens que Sasha doit recevoir.

Au-delà de la maison, il y a l'école. La petite Sasha fréquente une école spécialisée, un univers où évoluent des professionnels prêts à intervenir auprès d'enfants présentant divers troubles, qu'ils soient comportementaux, physiques ou cognitifs.

Coffre aux trésors

«L'école publique, c'est un coffre aux trésors, et quand on ouvre le coffre, il y a des trésors, illustre Mme Pimparé. Un des trésors, c'est les classes spécialisées et les écoles spécialisées.» La comédienne dit avoir une «admiration sans bornes» pour les professionnels oeuvrant au sein des classes spécialisées accueillant les enfants présentant un handicap ou des difficultés d'adaptation ou d'apprentissage.

Dans la classe spécialisée de l'enseignante Josée Corbeil et de la technicienne en éducation spécialisée Josée Charlebois, les dix élèves commencent leurs journées par du yoga. Avec moins d'élèves que dans les classes régulières, les enseignants peuvent consacrer plus de temps à chacun et même développer des activités spécifiques pour eux, a souligné la présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Suzanne Tremblay.

La présidente de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais, Johanne Légaré, a pour sa part souligné que grâce à l'échange d'informations à partir du milieu de garde, un dépistage précoce peut être effectué lors de l'entrée à l'école des enfants n'ayant pas encore reçu un diagnostic. «Ça donne des bienfaits énormes, affirme Mme Légaré. [...] Souvent, ça nous permet de commencer à mettre en place des outils et des stratégies qui vont parfois permettre une intégration dans une classe régulière.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer