De la sensibilisation réclamée

L'AGE-UQO et la direction de l'établissement ont adhéré... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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L'AGE-UQO et la direction de l'établissement ont adhéré au mouvement «Sans oui, c'est non» mais beaucoup de travail reste à faire, selon plusieurs.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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L'Université du Québec en Outaouais (UQO) doit faire plus de sensibilisation afin de prévenir les comportements encourageant la culture du viol, ont dénoncé des membres de la population étudiante.

Malgré l'engagement de l'UQO dans la campagne « Sans oui, c'est non », contre la violence sexuelle, beaucoup de travail reste à faire comme l'observe le président de l'Association générale des étudiants (AGE) de l'UQO, Philippe Boily.

« L'AGE et l'UQO ont embarqué dans la campagne 'Sans oui, c'est non', mais à mon avis il y a du travail plus important du côté de la sensibilisation qui doit être fait. »

M. Boily assure que son association collaborera avec la direction afin de trouver des moyens d'encourager la prévention.

Le recteur de l'UQO, Denis Harrisson, a envoyé un message à la communauté universitaire, vendredi, pour rappeler que des agissements à caractère sexuel ne sont pas tolérés. M. Harrisson réagissait aux événements survenus sur le campus jeudi soir. Des membres des Jeux de la communication de l'UQO ont imprimé une liste de « travaux » préconisant des actes à caractère sexuel et demandaient à certains de les accomplir lors d'une soirée au bar Le Tonik (texte en page 6).

Le recteur entend discuter avec les associations étudiantes, les syndicats et l'ensemble du personnel afin de trouver des pistes de solution pour éviter de telles situations.

« On veut prendre des mesures de sensibilisation et de formation pour faire en sorte que le personnel et les étudiants soient sensibilisés à ça et adoptent un comportement respectueux », explique M. Harrisson.

Des étudiants de sont rassemblés devant l'UQO vendredi, afin de distribuer la feuille des « 12 travaux d'Hercules » en inscrivant « culture du viol » dessus.

« Oui, on doit imposer des sanctions, mais il faut aussi faire de la sensibilisation. Il faut un gros travail d'éducation parce que ces gens-là, clairement, ils ne pensaient pas que c'était de la culture du viol leur activité », déplore Valérie Lafrance, présidente du Comité des femmes de l'UQO.

La politique de l'Université d'Ottawa

À l'Université d'Ottawa (Ud'O), où le débat sur la culture du viol a fait rage en 2014, un nouveau règlement sur la prévention de la violence sexuelle est en place depuis juin dernier. Cette politique vise à sensibiliser le plus grand nombre d'étudiants. Parmi les mesures mises en place, tous les étudiants qui emménagent en résidence à l'Ud'O doivent obligatoirement assister à une séance d'information afin de se familiariser avec les notions d'agression sexuelle, de harcèlement sexuel et de consentement. Les professeurs sont encouragés par la direction à insérer un énoncé contre la violence sexuelle dans leur plan de cours.

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