Un nouveau parmi tant d'autres

« Un recteur d'université, les étudiants ne voient jamais... (Martin Roy, LeDroit)

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« Un recteur d'université, les étudiants ne voient jamais ça. [...] Moi, je suis plus ou moins pertinent pour les étudiants, mais ils le sont beaucoup pour moi », affirme à la blague le recteur Jacques Frémont.

Martin Roy, LeDroit

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Comme des milliers d'étudiants, c'est une première rentrée à l'Université d'Ottawa pour le nouveau recteur, Jacques Frémont. Une « bonne vision » léguée par son prédécesseur, Allan Rock, et « quelques idées » en tête, il affirme être en tournée sur son nouveau campus pour découvrir les préoccupations et les besoins de la communauté universitaire.

« Ce sera important de prendre le pouls, de rencontrer les gens, voir ce qui pourra être amélioré et ce qui va bien. Après, on sera capable d'avancer tout le monde ensemble », explique le recteur.

La rentrée était une opportunité rêvée pour Jacques Frémont de faire la connaissance avec cette nouvelle communauté. Il s'est rendu dans les résidences universitaires dans les derniers jours pour accueillir les nouveaux étudiants et discuter avec leur famille. 

Dimanche, il poursuivait la tradition lancée par Allan Rock d'offrir un brunch de la rentrée pour les étudiants. Là également, il faisait sa tournée pour échanger avec les étudiants.

« Un recteur d'université, les étudiants ne voient jamais ça. Ils sont en contact avec les autres étudiants, leurs profs, à la rigueur avec le personnel de leur faculté. Moi, je suis plus ou moins pertinent pour les étudiants, mais ils le sont beaucoup pour moi », blague Jacques Frémont.

Une fois la rentrée terminée cependant, M. Frémont passera aux choses sérieuses et colligera toutes les informations absorbées pour définir sa vision pour son mandat de recteur. Déjà toutefois, il indique vouloir continuer de bâtir le sentiment d'appartenance envers l'institution.

Lutter contre la violence sexuelle

Lorsqu'on lui demande ce qui retiendra son attention cet automne, Jacques Frémont en vient rapidement à parler de la nouvelle politique de l'Université d'Ottawa contre la violence sexuelle. Il estime qu'il s'agit d'un défi important pour les prochains mois.

« Comme vous le savez, j'étais un professeur de droit. Je disais toujours à mes étudiants, le plus facile en réforme du droit, c'est de passer la nouvelle loi. Le plus difficile, c'est de changer les mentalités et les comportements. »

M. Frémont se dit bien au fait des débats qui font rage dans plusieurs universités d'Amérique du Nord sur la question de la violence sexuelle. 

Pour l'Université d'Ottawa, la prévention et la formation aux jeunes étudiants sera clé pour empêcher qu'ils posent des gestes répréhensibles, mais aussi d'assurer du soutien pour les victimes.

« C'est certainement quelque chose sur quoi je vais garder un oeil et s'il y a des changements à faire dans un an ou deux, on va le faire. »

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