Les syndicats étudiants en réflexion

Durant le week-end, les syndicalistes étudiants ont travaillé... (Martin Roy, LeDroit)

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Durant le week-end, les syndicalistes étudiants ont travaillé à développer de nouvelles stratégies de mobilisation et dégager des idées de moyens de pression, notamment.

Martin Roy, LeDroit

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Des syndicats étudiants québécois se sont rassemblés ce week-end à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) pour réfléchir à leurs moyens d'action et développer des stratégies pour accroître leur pouvoir de négociation face à leur employeur.

Après des échanges avec les syndicats d'autres universités québécoises, Valérie Lafrance-Moreau, membre du comité de négociation du Syndicat des étudiants et étudiantes salariées de l'UQO (SEES-UQO), estime qu'un constat s'imposait.

« On se rend compte qu'on fait face au même genre d'attitude de la part de toutes les administrations d'université. [...] On refuse de reconnaître notre valeur au bon fonctionnement de l'université, on se sent comme des travailleurs de seconde classe. »

La difficulté pour les syndicats étudiants en temps de négociation, selon Mme Lafrance-Moreau, c'est que le temps leur est limité.

« On n'est pas payé à temps plein pour faire les négos. Alors, quand ça dure deux ans, deux ans et demi, c'est très prenant. C'est vraiment généralisé, personne ne réussit à régler le tout à l'intérieur d'un an. [...] On compte sur le fait qu'on va quitter et qu'on ne soit pas trop mobilisé pour qu'ils n'aient pas à céder grand-chose. »

La réponse des syndicats a été d'organiser un camp de mobilisation ce week-end, une façon également de répondre au manque de formations adaptées au milieu universitaire dans les instances des centrales syndicales.

Durant le week-end, ces syndicalistes étudiants ont travaillé à développer de nouvelles stratégies de mobilisation et dégager des idées de moyens de pression. Ils ont également abordé des enjeux comme celui de la vulnérabilité des travailleurs par rapport à leur patron, un problème important, estime Valérie Lafrance-Moreau.

« La même personne peut être ton employeur, ton directeur et ton professeur. [...] Dès que cette personne-là commence à avoir des comportements malsains qui peuvent s'apparenter au harcèlement, ou même juste des petits commentaires pas tellement agréables, ça pèse beaucoup et on n'a pas nécessairement des voies claires pour porter plainte. »

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