L'approche conditionnelle d'Allan Rock

Allan Rock... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Allan Rock

Patrick Woodbury, LeDroit

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La création d'une université franco-ontarienne ne se fera pas sans l'aide de l'Université d'Ottawa, insiste son recteur sortant Allan Rock. Mais à une condition: celle d'adopter une «approche collaborative» qui n'affectera pas ses 13 000 étudiants francophones.

Contrairement aux messages qui ont été véhiculés dans les médias, Allan Rock assure ne pas être opposé au projet d'une université francophone en Ontario. Au contraire. L'Université d'Ottawa (Ud'O) a travaillé dans les deux dernières années sur la possibilité d'ouvrir un campus francophone à Woodstock, à une cinquantaine de kilomètres de London, dont la mise sur pied aurait coûté 80 millions $. Le gouvernement provincial en a finalement décidé autrement.

En janvier dernier, l'Ud'O est revenue à la charge en offrant formellement à l'Ontario, en partenariat avec l'Université Laurentienne, de rendre disponibles ses programmes et services aux francophones du Centre-Sud-Ouest et d'ailleurs. À ce jour, le gouvernement n'a pas fourni de réponse.

L'Ud'O a également eu des discussions avec le Collège universitaire Glendon pour y ouvrir un site, sans succès.

Quant à la possibilité de construire un campus flambant neuf à Toronto, le recteur de l'Ud'O juge que cet investissement potentiel n'est «pas raisonnable», en raison du nombre incertain d'étudiants qui choisiraient de s'y instruire.

Question de marché

«Mon message au gouvernement dès le début, c'est que nous ne sommes pas convaincus que le marché existe pour une université francophone à Toronto. Il faut avoir des études de marché très détaillées avant de dépenser les centaines de millions nécessaires pour créer un tel campus, plaide Allan Rock. Et la deuxième chose, c'est que si, quand même et nonobstant la réalité, si pour des raisons politiques ou autres vous décidez de créer une telle institution, là, il faut travailler avec l'Université d'Ottawa, et ne pas réinventer la roue.»

Au-delà de tout, «s'il vous plaît, ne faites pas quelque chose qui va faire des dommages à l'Université d'Ottawa. Pour continuer avec nos programmes et nos cours, qui sont dispendieux, il faut avoir une masse critique de francophones. Et si vous prenez, disons, la moitié de nos 13 000 francophones, l'effet sur les programmes disponibles qui sont ici va être immense. 

Alors, trouvons une façon de faire qui ne va pas avoir des effets néfastes sur la meilleure, la plus importante, la plus historique, la plus efficace université bilingue dans le monde entier. C'est un bijou. Protégeons le bijou!»

Politique de violence sexuelle à l'Ud'O

Le Bureau des gouverneurs de l'Université d'Ottawa se prononcera lundi soir sur l'adoption d'une politique sur la violence sexuelle en milieu de travail. Commandé à un groupe de travail il y a deux ans, dans la foulée du scandale entourant l'équipe de hockey des Gee Gees, le document aurait comme effet de couler dans le béton les règlements et les marches à suivre de l'Université dans des situations de harcèlement et d'agression sexuelle. Le code de conduite proposé se veut axé autour de la victime. Si la personne décide de porter plainte, une enquête indépendante sera ouverte. Le rapport résultant sera étudié par un comité composé d'étudiants, de doyens et de membres du personnel, qui déterminera ensuite quelle conséquence, de la lettre d'excuse à l'expulsion, sera appliquée si l'agresseur allégué est reconnu coupable.

L'Université d'Ottawa à la moitié de son objectif

La campagne de financement la plus ambitieuse initiée par l'Université d'Ottawa a désormais amassé 200 millions de dollars. Avec la somme récoltée, la recherche a été bonifiée de 63 millions $, 3000 réfugiés ont été aidés via le Programme d'appui au parrainage de réfugiés et le Pavillon Alex-Trebek ainsi que le Forum pour le dialogue ont été inaugurés. Lancée l'an dernier, Défier les conventions: la Campagne de l'Université d'Ottawa a ainsi atteint la moitié de son objectif ultime de 400 millions $. 

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