La docteure de la francophonie

« Les jeunes se doivent de continuer à travailler... (Martin Roy, LeDroit)

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« Les jeunes se doivent de continuer à travailler pour qu'on prenne notre place, qu'on ait un bilinguisme dans la capitale fédérale» a lancé Gisèle Lalonde lorsqu'elle  a reçu un doctorat honorifique de l'Université d'Ottawa pour souligner son rôle dans la défense du français en Ontario. Le recteur, Allan Rock, était de la cérémonie.

Martin Roy, LeDroit

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Elle se passe de présentation dans la francophonie ontarienne. Pour souligner toutes les décennies passées à défendre le français dans cette province, l'Université d'Ottawa rendait hommage à Gisèle Lalonde samedi en lui décernant un doctorat honorifique.

C'est le troisième diplôme du type que recevait cette militante de la francophonie, mais de son propre aveu, celui-ci était spécial. Mme Lalonde soutient qu'en raison de la taille de l'institution, la décision de la récompenser la touche particulièrement. « Je suis la petite-fille de Vanier, j'ai travaillé toute ma vie pour la francophonie. J'essayais de suivre des cours de temps en temps, mais je ne pouvais jamais les terminer. Quand je reçois des doctorats, vous comprenez que ça fait mon affaire ! »

Avec un franc-parler, Gisèle Lalonde admet cependant qu'elle croit avoir amplement mérité cet honneur. Elle estime avoir travaillé fort pour faire avancer la francophonie ontarienne. « J'ai toujours réussi ce que j'ai fait. Je ne me rappelle pas avoir échoué, lance tout de go Mme Lalonde. Les gens qui m'ont aidé à Montfort, ils voient aujourd'hui qu'ils n'ont pas crié pour rien. [...] C'est ça que je représente en fin de compte, tous ceux qui menaient les combats, qui ont fait quelque chose pour qu'on avance. »

Évidemment, lorsqu'il est question de Gisèle Lalonde, l'affaire Montfort vient immédiatement dans nos esprits. Toutefois, la nouvelle doctorante de l'Université d'Ottawa insiste pour dire que sa principale réalisation est la fondation du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFORP). « Avant [le CFORP], on n'avait pas un livre francophone dans nos écoles depuis le règlement 17. On allait chercher quelques livres au Québec, mais on n'avait pas de vrais livres franco-ontariens. Le Centre distribue aujourd'hui à travers le monde et partout au Canada. C'est une grosse victoire. »

Cette grande dame de la francophonie ontarienne a profité de son allocution devant des centaines de diplômés de l'Université d'Ottawa pour inviter la jeunesse à poursuivre la lutte.

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