Université franco: le Grand Toronto privilégié

Une centaine de personnes s'étaient rassemblées devant Queen's... (Michelle Siu, Archives PC)

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Une centaine de personnes s'étaient rassemblées devant Queen's Park, en février dernier, pour réclamer la création d'une université franco-ontarienne.

Michelle Siu, Archives PC

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Le comité chargé de se pencher sur la faisabilité du projet d'université franco-ontarienne propose d'accueillir la première cohorte d'étudiants en 2020 dans un campus situé dans le Grand Toronto.

C'est ce qu'on peut voir dans un rapport rendu public vendredi, en début d'après-midi. La première recommandation du document est la création de l'université de langue «dans le Centre-Sud-Ouest de l'Ontario (CSO), doté d'un campus principal dans la région du Grand Toronto».

Le Comité consultatif en matière d'éducation postsecondaire en langue française dans la région du CSO s'appuie sur des données du ministère de l'Éducation pour expliquer le choix du Grand Toronto pour établir cette future institution. On note, entre autres, que le nombre d'élèves dans les conseils scolaires du CSO a augmenté de 43,1% de 1998-1999 à 2013-2014. «La CSO a historiquement été [le pôle francophone] le moins bien desservi. Désavantagés par leur modeste poids démographique au coeur même de la région-locomotive de l'économie canadienne, les francophones de cette région [...] sont en proie aux effets dévastateurs de l'assimilation et de la perte d'identité.»

Le financement de démarrage est estimé à 60 millions $ sur une période de quatre ans. Le comité recommande au gouvernement de chercher à obtenir l'aide financière du fédéral dans le cadre Programme d'appui des langues officielles et des différents programmes en infrastructures.

Le Collège Boréal se réjouit

Dans le rapport dévoilé vendredi, on indique qu'il serait souhaitable que cette future institution francophone soit associée de près au campus torontois du Collège Boréal. Les deux établissements auraient à partager les mêmes locaux. Le comité propose également la «consolidation» du collège situé à Hearst.

Le président du Collège Boréal, Pierre Riopel, soutient que le rapport est «très positif». Selon lui, le partage des locaux avec l'éventuelle université franco-ontarienne permettrait de favoriser les rapprochements entre les deux institutions.

«On exploiterait ainsi le meilleur du collégial et de l'universitaire en un seul endroit», soutient M. Riopel.

Le comité recommande également que les «modes de prestation» soient «flexibles» et «adaptés au contexte du territoire à desservir», ce qui ouvre la porte à l'établissement de campus satellite à travers l'Ontario.

Le ministre Moridi satisfait

De son côté, le ministre de la Formation et des Collèges et Universités, Reza Moridi, indique dans une déclaration écrite - en anglais - qu'il remercie le comité pour son travail.

«Nous sommes fiers d'appuyer l'approche de notre gouvernement vers la réalisation de cet important projet.»

M. Moridi indique également qu'un tiers parti indépendant sera chargé de conduire une étude de marché pour sonder l'intérêt des étudiants du CSO envers cette université, de façon à déterminer les programmes à offrir et la taille de cette institution. 

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, a également accueilli favorablement le rapport, vendredi à Penetanguishene, indiquant que «les Francophones ont besoin de cette université».

«Juste dans le CSO, il y a plus de francophones qu'au Nouveau-Brunswick et ils ont leur université. [...] C'est une très bonne nouvelle.»

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