Élection à la CSCV: taux de participation anémique à prévoir

L'ancien directeur général de la CSCV, Pierre Daoust... (Archives LeDroit)

Agrandir

L'ancien directeur général de la CSCV, Pierre Daoust

Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

À l'instar de la Commission scolaire des Découvreurs de Sainte-Foy, où une élection partielle a enregistré un taux de participation d'à peine 2,5% la fin de semaine dernière, la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées pourrait vivre un résultat similaire dimanche.

L'ex-commissaire parent Sylvain Tremblay affronte l'ancien directeur général de la CSCV, Pierre Daoust, dans une course visant à combler le siège de commissaire pour la circonscription 10. Le poste est vacant depuis qu'Éric Antoine a été élu sans opposition président de la commission scolaire.

Au total, seulement 23 des 3473 électeurs inscrits à la liste électorale se sont prévalus de leur droit de vote lors du scrutin par anticipation qui a eu lieu le 5 juin.

Si les deux opposants sont bien conscients que la cote des élections scolaires n'est pas à la hausse au Québec - le taux de participation a atteint 7% à la CSCV lors de l'élection générale de novembre 2014 -, ils affichent tous les deux un discours bien divergent sur l'issue du scrutin qui devrait coûter 30 000$ aux contribuables, selon les estimations de la CSCV.

Rappelons qu'après des mois de tergiversations, le gouvernement Couillard a annoncé en mai la mise au rencart de son projet de loi 86 qui visait la réforme de la gouvernance scolaire et par le fait même l'abandon des élections scolaires.

Dans le camp de Pierre Daoust, les attentes sont peu élevées pour la partielle. «Je ne suis pas cynique, je ne fais que constater à partir de ce que les gens m'ont dit sur le terrain et à partir des taux de participation ailleurs au Québec. Les gens n'ont pas tellement d'intérêt à se déplacer pour voter parce que ce n'est tout simplement pas une priorité», clame-t-il.

Sylvain Tremblay optimiste

Sylvain Tremblay estime pour sa part que les candidats ont un rôle à jouer pour inciter les électeurs à se déplacer et pour démystifier le rôle des élus scolaires.

«Si moi je ne suis pas convaincu, comment est-ce que je peux convaincre les gens d'aller voter?» affirme-t-il.

M. Tremblay croit que les taux de participation anémiques à répétition encouragent les compressions dans le système d'éducation. Il espère que les électeurs se rendront à l'école du Sacré-Coeur pour exercer leur droit de vote, dimanche. Il dit croire dans le système actuel.

«Un faible taux de participation, ça envoie un très mauvais message au gouvernement qui dit que la population n'est pas intéressée à l'éducation. En voyant ça, le gouvernement se permet un peu plus de couper ou de jouer dans les structures», plaide M. Tremblay.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer