Spores à l'école: la CSPO prête à rencontrer les parents

Dans un entrepôt de l'immeuble La Pêche, des... (Justine Mercier, LeDroit)

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Dans un entrepôt de l'immeuble La Pêche, des cernes sont visibles au plafond. Trois échantillons envoyés à un laboratoire privé révèlent des spores et de hyphes de Chaetomium sp., ce qui suggère une prolifération fongique.

Justine Mercier, LeDroit

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La Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) pourrait finalement savoir où ont été prélevés des échantillons évoquant une possible «prolifération fongique» dans des matériaux de l'école primaire Au-Coeur-des-Collines de La Pêche.

Dans une lettre récemment adressée à la présidente de la CSPO, Johanne Légaré, le comité de parents pour une nouvelle école affirme être prêt à «transmettre l'information liée aux endroits où les échantillons ont été prélevés» lors d'une éventuelle rencontre entre les parties. Ces échantillons avaient révélé «plusieurs spores et hyphes de Chaetomium sp.» pouvant «produire des mycotoxines», qui elles peuvent représenter un risque pour la santé.

Mme Légaré a indiqué au Droit qu'elle doit discuter du dossier ce vendredi lors d'un appel avec le maire de La Pêche, Robert Bussière, et la députée de Gatineau et ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée. La présidente de la CSPO prévoit ensuite convoquer le comité de parents à une rencontre.

Johanne Légaré se dit toutefois «un peu offusquée» par certains passages de la lettre du comité de parents, qui lui reproche notamment un manque d'«ouverture» à collaborer. En référant à la réaction de la CSPO aux analyses des échantillons prélevés de façon anonyme, les membres du comité se disent notamment «outrés du non-respect que [Mme Légaré porte] à la communauté de La Pêche».

La présidente affirme que la CSPO «a agi immédiatement» aux préoccupations des parents en réalisant divers tests et inspections dans les deux bâtiments qui composent l'école Au-Coeur-des-Collines. Elle note aussi que les résultats des analyses sur lesquelles se base le comité étaient qualitatifs, et non quantitatifs. «Moi, on me rapporte qu'il n'y a pas de moisissures», souligne-t-elle. Le comité de parents rétorque à cet égard «que de vérifier le taux d'humidité dans les murs et sur les surfaces ne donne pas un portrait juste de l'état des immeubles».

Mme Légaré souligne par ailleurs que c'est la volonté des citoyens qui est à l'origine de la présentation d'une demande pour une école flambant neuve, puisque la décision initiale de la CSPO réclamait seulement l'agrandissement d'un des bâtiments.

Les parents demandent toutefois que la requête pour un nouvel établissement soit jugée prioritaire par la CSPO. «Jamais nous ne pourrons accepter d'être relayés au second rang face aux dossiers prioritaires de l'urbain», clament les parents du comité. Johanne Légaré réplique qu'à l'heure actuelle, dans le secteur urbain, «il y a des centaines d'élèves qui n'ont même pas de chaise pour s'asseoir». «À La Pêche, contrairement à tout ce qu'ils prétendent, ils ont quand même une chaise pour asseoir les élèves», dit-elle.

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