De l'argent neuf pour l'enseignement supérieur en Outaouais

L'annonce «jette les bases de ce que pourrait... (Martin Roy, LeDroit)

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L'annonce «jette les bases de ce que pourrait être un statut particulier» pour l'éducation en Outaouais, a indiqué la ministre québécoise de l'Enseignement supérieur, Hélène David.

Martin Roy, LeDroit

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Québec vient d'offrir «un début de réponse» aux besoins de l'Outaouais pour rattraper le retard accumulé depuis des décennies dans l'offre de programmes d'études postsecondaires.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, était à Gatineau lundi pour annoncer l'octroi de 684 000 $ au Cégep de l'Outaouais et à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) afin de les appuyer dans leur volonté de freiner l'exode d'étudiants de la région vers l'Ontario ou vers d'autres coins du Québec.

Une annonce qui «jette les bases de ce que pourrait être un statut particulier» pour l'éducation en Outaouais, une mesure dont la définition et les incidences budgétaires restent à être déterminées, a indiqué Mme David.

Le Cégep de l'Outaouais obtient ainsi 219 000 $ pour implanter des programmes en techniques d'architecture et en techniques juridiques. Selon le directeur général de l'établissement, Frédéric Poulin, ces nouvelles formations devraient être lancées à l'automne 2017. 

M. Poulin soutient avoir perçu une «très grande ouverture de la ministre» pour rattraper le retard accumulé dans le développement de programmes, mais aussi pour accélérer le traitement des demandes pour de nouvelles formations dans la région. En incluant les deux programmes annoncés lundi, le Cégep espère en développer de 12 à 15 au cours de la prochaine décennie.

Un autre montant de 215 000 $ a été octroyé au Cégep de l'Outaouais dans le cadre d'un financement global de cinq millions de dollars pour la mise à niveau de l'équipement dans les 11 établissements du Québec offrant le programme de technologie d'analyses biomédicales.

L'UQO a pour sa part reçu 250 000 $ pour une étude sur le démarrage de programmes en sciences de la santé. Le recteur Denis Harrisson vise notamment l'implantation de formations en physiothérapie, en nutrition et en kinésiologie, et l'offre de la formation préparatoire aux études en médecine. Selon M. Harrisson, l'étude de démarrage prendra environ deux ans.

Aucune annonce n'a toutefois été faite par rapport au désir du recteur d'éventuellement offrir un programme de droit civil, mais la ministre affirme être sensibilisée à cette question.

En évoquant que son annonce se veut «un début de réponse» aux besoins régionaux en matière d'études postsecondaires, Mme David a laissé entendre que les choses pourraient débouler rapidement vers d'autres investissements. «Je n'ai pas l'intention de laisser traîner les choses trop longtemps, on est déjà vraiment en action», a-t-elle déclaré.

L'AGE-UQO demande plus

De son côté, l'Association générale des étudiants de l'UQO (AGE-UQO) a accueilli tièdement l'annonce d'un investissement pour les programmes de santé.

«Tant mieux, je suis content que, finalement, on porte un peu attention à l'Outaouais», a réagi le conseiller général de l'association, Philippe Boily. «Mais juste l'année passée, dans le budget de fonctionnement, on s'est fait retirer 1,7 million $ pour l'université. C'est un peu d'argent, tant mieux, mais est-ce que dans le concret, à long terme, ça aide vraiment notre communauté étudiante? Pas vraiment.»

L'AGE-UQO a remis un mémoire à la ministre, lundi, pour faire valoir le manque de programmes et d'espace pour accueillir de nouveaux étudiants, entre autres points. «Au fond, ce qu'on demande, c'est qu'on arrête d'être traités comme une région ou une université de seconde classe.»

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