Claude Tardif passera le flambeau du SEO

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Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Claude Tardif, ne sollicitera pas de nouveau mandat.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Celui qui a mené la plus récente mobilisation de quelque 5100 enseignants de l'Outaouais, Claude Tardif, tirera sa révérence à la fin de son mandat, en juin, pour retourner auprès des élèves en classe.

Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) a confié au Droit qu'il ne sollicitera pas de nouveau mandat, laissant le champ libre à ceux qui souhaitent se lancer dans l'aventure.

Après avoir agi en tant que deuxième vice-président pendant trois ans, Claude Tardif a pris la tête du SEO à l'été 2013. Il souhaite maintenant pouvoir passer davantage de temps auprès de sa conjointe et de leurs trois enfants, chose qui ne fut pas facile ces derniers mois en raison des négociations avec le gouvernement. Il retournera donc derrière son bureau d'enseignant, auprès d'élèves de l'école primaire de l'Odyssée.

«J'ai clairement besoin de passer plus de temps avec ma famille, souligne-t-il. Après six ans, ça fait beaucoup de soirées où on n'est pas à la maison, et il y a beaucoup de voyages à Montréal.»

Impliqué dans le mouvement syndical depuis 2000, Claude Tardif a mené ses troupes dans le cadre d'une mobilisation ayant notamment donné lieu à cinq jours de grève, l'automne dernier.

Malgré l'acceptation récente par 59,9% des membres du SEO de l'entente de principe négociée par la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), M. Tardif en gardera des regrets.

«Ce n'est pas le pourcentage obtenu qui est un regret, dit-il. C'est plutôt qu'on n'ait pas réussi à aller chercher plus dans les négociations. Les enseignants méritent plus que ce que nous avons obtenu dans cette entente. [...] Ça a été très difficile lors de l'assemblée générale.»

Claude Tardif note que le conseil d'administration du SEO avait recommandé l'approbation de l'entente aux membres, mais souligne que la FAE «s'est fait couper l'herbe sous le pied» lorsqu'un autre regroupement d'enseignants a conclu une entente avec le gouvernement. «Il est clair que l'ensemble des gens au conseil d'administration auraient souhaité recommander quelque chose où les enseignants auraient eu de meilleurs gains», dit-il.

Déjà, trois candidats sont en lice pour succéder à M. Tardif à la tête du SEO. Il s'agit de Julien Roy, membre du conseil d'administration du syndicat et enseignant à la polyvalente Nicolas-Gatineau, de Suzanne Tremblay, déléguée syndicale à Nicolas-Gatineau, et de France Turcotte, déléguée à l'école Sainte-Élisabeth. Le vote aura lieu le 10 mai prochain.

Le SEO représente les enseignants des commissions scolaires des Draveurs, des Portages-de-l'Outaouais et au Coeur-des-Vallées.

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