L'avenir du centre Jules-Léger s'assombrit

Le centre Jules-Léger comprend une école provinciale et... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le centre Jules-Léger comprend une école provinciale et une école d'application pour sourds et malentendants, aveugles et personnes avec basse vision.

Etienne Ranger, LeDroit

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La critique néo-démocrate en matière de francophonie, France Gélinas, se dit extrêmement inquiète du sort du centre Jules-Léger, une école d'enseignement spécialisée à Ottawa, qui pourrait être menacée de fermeture. Jules-Léger «est à risque», a-t-elle signalé lors d'un entretien au Droit.

Selon elle, un lançant un processus de consultation sur les écoles spécialisées, le gouvernement de Kathleen Wynne cherche un prétexte pour réduire le nombre de ces établissements car les effectifs sont en baisse.

Le gouvernement de l'Ontario a entrepris un examen des écoles provinciales et des écoles d'application pour améliorer les programmes et ainsi mieux répondre aux besoins des élèves, signale-t-on au ministère de l'Éducation. Jules-Léger, qui comprend une école provinciale et une école d'application pour sourds et malentendants, aveugles et personnes avec basse vision, fait l'objet de cet examen. D'autres écoles spécialisées de la province font partie de ce même exercice.

Selon un porte-parole du ministère de l'Éducation, Derek Luk, ce processus de consultation ne vise pas la fermeture des écoles spécialisées. «Aucune décision n'a été prise», dit-il. Selon lui, cette démarche vise à identifier les meilleurs moyens pour aider les étudiants qui fréquentent les écoles provinciales et d'application à développer leurs talents et aptitudes pour devenir des citoyens productifs.

Inscriptions en baisse

Il y a eu une baisse d'effectifs chez les élèves sourds de 67% au centre Jules-Léger au cours de la période 2004-2014, note un document d'information du ministère, tendance qui devrait se maintenir en 2016-2017. On précise également qu'il y a de plus en plus de preuves que les élèves avec troubles d'apprentissage «peuvent intégrer les conseils scolaires avec succès.»

Cela fait dire aux parents des étudiants de Jules-Léger que le ministère cherche à réduire ses dépenses, surtout qu'il a indiqué qu'il ne prendra pas de nouvelles inscriptions pour la prochaine année scolaire. À cet égard, Derek Luk note que le ministère se penchera sur ce dossier au terme des consultations publiques où les parents pourront se faire entendre.

«Le fait que les inscriptions soient à la baisse, cela peut limiter le choix et la diversité des programmes», a-t-il précisé, ajoutant que tous les étudiants, y compris les plus vulnérables, ont droit à une éducation de qualité.

Mme Gélinas aimerait avoir l'heure juste quant à l'avenir de Jules-Léger. Lorsqu'elle pose la question à la ministre de l'Éducation, Liz Sandals, elle n'obtient pas de réponse satisfaisante, fait-elle valoir. «Elle fait de la gymnastique verbale assez impressionnante pour dire absolument rien.»

Selon la députée de Nickel Belt, le besoin est là. Chaque semaine, elle voit des jeunes qui fréquentent Jules-Léger à bord de l'avion qui les amène dans le nord de la province.

Ce serait un recul, dit-elle, s'il fallait fermer Jules-Léger car les élèves y font un progrès remarquable.

«On les transfère à Jules-Léger et c'est là où le miracle arrive.»

Le processus de consultation provincial se penche également sur la recommandation du Commissaire aux services en français François Boileau qui proposait que Jules-Léger soit géré par un conseil scolaire francophone. La province a lancé un sondage en ligne à ce sujet en demandant aux internautes de citer les avantages et les désavantages d'une gestion scolaire francophone. Les intéressés ont jusqu'au 8 avril pour faire connaître leur avis.

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