ACPEO: des emplois sauvés malgré la faillite

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Sylvie Grenier, qui siégeait au conseil d'administration de l'ACPEO, a officialisé la fermeture de l'organisme, jeudi.

Etienne Ranger, LeDroit

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L'Association des centres de la petite enfance de l'Outaouais (ACPEO) a réussi, malgré sa faillite, à préserver une cinquantaine d'emplois en assurant le transfert de ses services d'accompagnement et de remplacement.

Sylvie Grenier, qui siégeait au conseil d'administration de l'ACPEO, a officialisé la fermeture de l'organisme, jeudi, en allant signer les papiers nécessaires chez un syndic de faillite.

Tout en regrettant que l'association en soit arrivée là, Mme Grenier est soulagée d'avoir pu sauver des emplois dans le processus.

«Le service d'accompagnement, qui était avec le Pavillon du Parc pour les enfants à besoins particuliers, a été transféré à la Maison de la famille de Gatineau, et le service de remplacement a été vendu à Gestion Paramédical», a fait savoir Mme Grenier.

La préposée au service de remplacement qui oeuvrait pour l'ACPEO a notamment été embauchée par l'entreprise ayant acquis le service, qui a aussi gardé la liste des remplaçants à qui faisait appel l'association. La vente a permis de rembourser certains créanciers, mais pas la totalité, indique Mme Grenier.

Dans le dernier mois, quatre membres du personnel administratif de la défunte ACPEO ont toutefois perdu leur emploi.

«Le conseil d'administration a vraiment travaillé fort pour garder notre association vivante, mais en vain», se désole Sylvie Grenier.

Cette dernière estime que l'ACPEO, créée en 2002 lors du regroupement de deux associations régionales, «a dû fermer ses portes à cause de la situation financière principalement due aux coupures du gouvernement dans le réseau».

Alors que l'adhésion annuelle des membres de l'ACPEO pouvait coûter, selon le nombre de places, de 1500 $ à 3000 $, plusieurs CPE ont choisi de ne pas la renouveler.

Il y a quatre ans, l'association comptait 42 CPE membres, comparativement à 13 pour sa dernière année d'existence.

La perte d'une voix régionale est aussi déplorable, estime Mme Grenier. «Ça va faire en sorte que le gouvernement va avoir beaucoup plus de pouvoir, croit-elle. [...] Dorénavant, on va avoir des voix strictement au niveau provincial, les CPE vont être isolés dans leurs petites boîtes. Il va falloir se mobiliser.»

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