CSCV: candidature «conditionnelle» pour l'ex-dg Pierre Daoust

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Pour éviter des frais «inutiles» pour les contribuables, Pierre Daoust prévoit retirer sa candidature si une autre personne se manifeste pour le poste de commissaire du district Rivière-Blanche.

Benoit Sabourin, Archives LeDroit

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L'ex-directeur général de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), Pierre Daoust, sera candidat au poste de commissaire du district Rivière-Blanche, lors des partielles du 8 mai, à condition d'être élu sans opposition.

Celui qui a occupé le poste de directeur général de la CSCV pendant près de huit ans, avant de voir son contrat être résilié en 2008, a annoncé qu'il souhaitait mettre ses 30 années d'expérience en administration scolaire au service de la population. Il soutient cependant qu'il se retirera si une autre personne se manifeste, d'ici la fin de la période de mise en candidature. 

«Je suis prêt à servir et donner de mon temps à la commission scolaire, mais je refuse que mon intérêt à devenir membre du conseil des commissaires entraîne une dépense à la fois inutile et injustifiée», a indiqué M. Daoust devant des journalistes, mercredi matin.

Selon lui, la tenue d'une élection partielle n'est pas justifiable dans le contexte actuel, alors qu'un projet de loi sur la réforme des commissions scolaires est dans les cartons et qu'un scrutin risque d'engendrer des dépenses de plusieurs dizaines de milliers de dollars pour porter au pouvoir des personnes qui pourraient perdre leur poste dans quelques mois. Les récentes démissions de Jocelyn Fréchette, Michel Parenteau et Maxime Hupé-Labelle font en sorte que le siège de président, de même que deux postes de commissaires, sont à combler.

«Je suis convaincu que la réponse de la population serait claire si on demandait: '60 000 $ en services ou 60 000 $ pour un scrutin scolaire avec le projet de loi 86 dans le portrait? '», a ajouté M. Daoust.

À cet égard, le conseil des commissaires de la CSCV a demandé au député de Papineau et au gouvernement par voie de résolution, la semaine dernière, que l'élection partielle du 8 mai soit suspendue en attendant le dénouement de la réforme de l'organisation scolaire, notamment afin d'épargner la facture aux contribuables. 

La requête n'a toutefois pas obtenu un écho favorable auprès d'Alexandre Iracà, qui soutient que la loi actuelle doit prévaloir et que le scrutin doit avoir lieu comme prévu.

Retour sur son congédiement 

En ce qui concerne l'histoire entourant la résiliation de son contrat de directeur général et sa réaffectation à titre de directeur adjoint pour deux écoles primaires en 2008, M. Daoust dit n'avoir aucun malaise à prévoir un retour à la CSCV, puisqu'il n'a rien à se reprocher.

Le conseil des commissaires de l'époque, qui était présidé par l'actuel député de Papineau, Alexandre Iracà, avait congédié Pierre Daoust à l'été 2008 pour des motifs qui sont demeurés nébuleux. Celui-ci avait alors été réaffecté à un poste de directeur adjoint des écoles du Sacré-Coeur et Saint-Laurent, mais la résiliation de son contrat avait entraîné des coûts supplémentaires de 250 000 $ à la population, comme l'avait révélé LeDroit en 2012.

«Le choix était celui du conseil des commissaires et cette dépense-là a été faite parce qu'une décision a été prise. Je n'ai pas à qualifier la décision en ce sens que je n'ai pas à dire si elle était bonne ou mauvaise. Elle a été prise parce que nous ne partagions plus les mêmes valeurs. »

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