Rémi Sabourin, nouveau président à l'AEFO

Le président sortant de l'AEFO, Carol Jolin (à... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Le président sortant de l'AEFO, Carol Jolin (à gauche) a passé le flambeau à Rémi Sabourin.

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Après quatre années qui auront notamment été marquées par d'intenses négociations, Carol Jolin a passé lundi le flambeau de la présidence de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) à Rémi Sabourin.

La révision de la gouvernance au sein de l'association est au menu du nouveau président, pour les prochains mois. La formule actuelle du congrès d'orientation pourrait ainsi faire place à une convocation annuelle des membres à une assemblée générale.

«Nous avons un congrès d'orientation aux deux ans, et également un conseil d'administration et un comité exécutif, indique M. Sabourin. Ce qu'on essaye de faire, c'est de prendre ce casse-tête-là et de le remettre ensemble pour s'assurer que les différentes instances font ce qui leur revient.»

Un tel changement permettrait aussi de se conformer avec la nouvelle Loi sur les organisations sans but lucratif de l'Ontario qui entrera bientôt en vigueur, a souligné le président élu de l'AEFO, qui préside l'unité 64 pour le Centre-Sud catholique, dans la région de Barrie.

Après deux mandats de deux ans à la tête de l'association représentant quelque 10 000 enseignants en Ontario, Carol Jolin n'hésite pas à dire que les négociations auront monopolisé le plus clair de son temps.

«On a eu un premier vote de grève provincial à l'AEFO, on a poursuivi la négociation, et ça a été extrêmement long, avec 13 mois de négociations à la table centrale», a rappelé le président sortant.

Les défis qui attendent son successeur son tout de même nombreux, affirme M. Jolin.

La question de la quantité grandissante de «lettres de permission» accordées à des personnes ne détenant pas les qualifications requises pour enseigner sera notamment un enjeu important pour les conseils scolaires francophones, notamment en raison de la «compétition de plus en plus évidente et forte avec les conseils scolaires [anglophones] qui offrent de l'immersion».

Rémi Sabourin devra aussi s'attarder aux prochaines négociations, puisque la convention collective actuelle prendre fin en août 2017.

Univeristé franco-ontarienne: Liz Sandals ne veut pas nuire

La ministre ontarienne de l'Éducation, Liz Sandals.... (Archives, La Presse Canadienne) - image 3.0

Agrandir

La ministre ontarienne de l'Éducation, Liz Sandals.

Archives, La Presse Canadienne

Les revendications pour la création d'une université franco-ontarienne doivent être analysées en tenant compte des «dommages» que cela pourrait causer aux programmes universitaires francophones existant déjà, estime la ministre de l'Éducation, Liz Sandals.

Questionnée sur le sujet au terme d'une allocution présentée presque uniquement en anglais dans le cadre du congrès 2016 de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la ministre Sandals s'est dite consciente de la «forte demande» pour une université de langue française dans le sud de la province.

«Nous voulons être très prudents pour ne pas causer de dommages aux programmes francophones existants», a-t-elle déclaré, en précisant vouloir «protéger» ce qui existe déjà.

«Je ne veux pas faire quoi que ce soit qui pourrait faire baisser le nombre d'étudiants qui ont accès à une éducation francophone en mathématiques, en sciences et dans les domaines qui y sont liés», a-t-elle ajouté.

Le président élu de l'AEFO, Rémi Sabourin, a de son côté indiqué qu'il est important, à ses yeux, que l'association se rallie au projet d'université franco-ontarienne, tout en insistant sur le besoin de «voir le grand portrait» de la situation. «Je viens du Centre-Sud catholique, dans la grande région de Toronto, et il y a un besoin», a-t-il dit.

«Continuum d'éducation»

Le président sortant de l'AEFO, Carol Jolin, juge pour sa part qu'il ne faut «pas nécessairement» plaider seulement pour une université de langue française en Ontario, mais bien pour «véritablement améliorer l'offre de services au postsecondaire». M. Jolin estime que les jeunes qui ne souhaitent pas déménager trop loin afin de poursuivre leurs études doivent avoir accès à un «continuum d'éducation», de la maternelle à l'université.

«On ne perd pas nécessairement ces élèves-là en 12e année quand ils décident à quelle université ils vont aller, on les perd souvent en 10e année, parce qu'ils se disent 'je vais aller étudier pendant deux ans en anglais pour me préparer à l'université'.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer