L'école des Trois-Portages a fait preuve de «négligence»

Un an après que sa fille ait reçu un bloc de glace sur la tête sur le terrain... (Martin Roy, LeDroit)

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Martin Roy, LeDroit

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Un an après que sa fille ait reçu un bloc de glace sur la tête sur le terrain de l'école des Trois-Portages, une mère lâche un cri du coeur devant l'inaction de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) pour améliorer la sécurité des enfants.

Le 31 mars 2015, Tanya O'Callaghan et sa fille cadette Bailey, alors âgée de 9 ans, marchaient sur le trottoir qui longe l'école vers la cour de récréation quand un morceau de glace s'est détaché du toit de l'immeuble pour finir sa course sur la tête de l'élève.

Sur le coup, la jeune fille ne semblait pas avoir subi de blessure importante. Par mesure de précaution, elle a été emmenée au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario. «Une fois à l'hôpital, elle a commencé à avoir des vomissements et des étourdissements. Elle ne comprenait pas trop quand on lui parlait, raconte Mme O'Callaghan. Les médecins ont fait des tests et lui ont diagnostiqué une commotion cérébrale assez sévère.» 

Il a fallu un mois et demi pour que Bailey soit rétablie.

Pas au courant

Au lendemain de l'accident, le directeur de l'école a contacté la famille pour prendre des nouvelles de Bailey. Au fil de la discussion, il a affirmé que la commission scolaire viendrait nettoyer le toit du bâtiment et étudierait la possibilité d'y aménager des dispositifs pour empêcher que d'autres blocs de glace ne tombent. «On a fait confiance à l'école», raconte la mère.

Les mois ont passé. Une autre année scolaire a commencé avec un nouveau directeur en poste. En novembre dernier, à l'approche de l'hiver, la mère de Bailey a fait le suivi auprès de l'école pour savoir où en était le dossier. «Le nouveau directeur n'était nullement au courant, ni de l'accident, ni des promesses qui avaient été faites au sujet des installations sur le toit, déplore-t-elle. Si j'ai bien compris, les demandes pour faire des rénovations sur le toit n'avaient jamais été soumises par le directeur précédent.»

Le directeur a rassuré la famille en affirmant que des mesures temporaires seraient prises.

Mesures insuffisantes 

Un après-midi cette semaine, alors que l'hiver tire à sa fin, Tanya O'Callaghan a constaté que de la glace débordait du toit. Excédée, elle est allée questionner les commissaires Mario Crevier et Gilles Chagnon, chargés respectivement de l'école des Trois-Portages et du secteur qu'habite la famille. Selon la mère, les deux commissaires ont reconnu que les mesures temporaires qui ont été prises étaient insuffisantes.

De quelles mesures temporaires parlaient-ils? «Aucune, il n'y en a pas eu!» s'exclame-t-elle. 

La Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais a refusé d'émettre des commentaires. Elle ajoute que des mesures correctrices permanentes seront mises en place lorsque l'ensemble de la neige aura fondu.

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