Université franco-ontarienne: le Collège Boréal veut être partenaire

Le besoin d'une université francophone à Toronto, pour accueillir les étudiants... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le besoin d'une université francophone à Toronto, pour accueillir les étudiants du centre-sud-ouest de la province, ne fait plus de doute, croit le président du Collège Boréal, Pierre Riopel.

Bien qu'il se dise ouvert à toutes sortes de scénarios, l'idéal, selon lui, serait de regrouper les nouveaux locaux de Boréal, le campus de cette nouvelle université francophone et la Maison de la francophonie sous un même toit à Toronto, ou du moins sur le même terrain. Ces établissements pourraient ainsi devenir la plaque tournante de la francophonie dans la Ville-Reine.

La solution privilégiée par la ministre aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, est d'établir cette nouvelle université sur les terrains du collège universitaire Glendon de l'Université York à Toronto. York a cependant beaucoup de réticences à cet égard. Aucune décision finale n'a été arrêtée. Un comité d'experts a été mandaté par le gouvernement ontarien pour faire des recommandations à cet égard.

Pour M. Riopel, la solution de Glendon «n'est pas un absolu.» Il se dit favorable à toutes les possibilités qui pourraient favoriser «l'épanouissement de la francophonie.»

Agrandissement 

Le collège Boréal de Toronto, qui compte 260 étudiants, commence à chercher de nouveaux locaux, car son bail avec le quotidien The Toronto Star expirera en 2020. Avec l'afflux prévu de nouveaux étudiants du centre et du sud-ouest de la province, le campus de Boréal est appelé à grandir, a souligné M. Riopel lors d'un entretien avec LeDroit.

Dans ce contexte, il est souhaitable qu'une décision sur l'emplacement de cette nouvelle université francophone soit prise le plus tôt possible, car il faut du temps pour déplacer des salles de cours spécialisés.

À l'heure actuelle, Boréal offre 22 programmes, mais ce chiffre pourrait grimper à 30 si les étudiants de London, Windsor et d'ailleurs se pointent aux portes. «On cherche définitivement à agrandir», souligne M. Riopel.

L'un des modèles qui pourrait être envisagé, et qui va dans le sens d'un regroupement de Boréal, de cette éventuelle université francophone et de Glendon, c'est de créer des partenariats.

Par exemple, Boréal offre un programme de Techniques en administration des affaires de deux ans. Par la suite, les étudiants peuvent poursuivre leurs études pendant deux ans à l'Université Laurentienne pour obtenir un baccalauréat. 

«Ce genre d'entente 'deux plus deux' semble être un modèle d'avenir», affirme Pierre Riopel.

Selon lui, et les étudiants et les parents aiment cette formule souple.

Le CECCE appuie le projet d'université francophone

Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) ajoute sa voix à plusieurs groupes de défense des intérêts des francophones en se prononçant en faveur de l'établissement d'une université francophone en Ontario d'ici 2018.

«L'université franco-ontarienne rendra possible l'offre d'un choix de programmes en français à tous les étudiants de l'Ontario et permettra également d'assurer l'épanouissement de la langue et de la culture franco-ontarienne», a déclaré la présidente, Johanne Lacombe.

Elle dit souhaiter la réalisation de ce projet «qui assurera la pérennité de l'éducation en français, laquelle garantira un bilinguisme durable et amènera les jeunes à poursuivre leurs rêves dans la langue de leur choix».

Une aide gouvernementale de 4,8 M$ pour le Collège Algonquin

Le Collège Algonquin touchera plus de 4,8 millions $ de la part du gouvernement ontarien, pour créer 120 nouvelles places dans des programmes d'apprentissage de pointe.

Le député d'Ottawa-Ouest-Nepean, Bob Chiarelli, a annoncé vendredi des fonds de près de 6 millions $ pour la région d'Ottawa, dans le cadre d'une initiative provinciale destinée à préparer les jeunes aux métiers spécialisés de demain. Selon lui, les apprentis de la région d'Ottawa recevront «une expérience de première main pour s'épanouir dans des métiers spécialisés».

Au collège Algonquin, on compte aménager de nouvelles installations de formation pour les apprentis électriciens et soudeurs.

Au total, la province consacrera 23 millions $ sur deux ans pour financer 47 projets dans les collèges et instituts de formation.

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